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GIC BELLOMAR (groupe d'initiative commune pour le developpement communautaire au Cameroun)

Ce blog à défaut d'un site web est un espace d'information sur le GIC BELLOMAR et ces activités sur le plan national et internationnal.

16 juin 2009

Le Yaourt Artisanal : Activité génératrice de revenus et Lutte contre la pauvreté

Le Yaourt Artisanal : Activité génératrice de revenus et Lutte contre la pauvreté

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1098

Malgré les ridicules concours de sapes automobiles et de détournements de fonds dont se repaît une classe dirigeante africaine clientéliste, glauque et invraisemblablement stérile autant que carnassière, il est des petites mains, organisations plus ou moins populaires, quelques fois instrumentalisées aussi, qui oeuvrent dans un sens d’intérêt général, au profit du plus grand nombre potentiellement. Si les résultas macroéconomiques ne sont pas toujours au niveau des demandes pressantes, les propositions ont le mérite d’exister. Elles traduisent cette volonté de ne pas renoncer, de constituer des forces de propositions alternatives, à la portée de tous. C’est une lecture possible des travaux du GIC-Bellomar * qui a récemment publié une méthode de saponification que beaucoup d’internautes ont consulté sur notre site.

Afrikara met à la connaissance de ses internautes la technique artisanale de fabrication du yaourt, issue de la même source et encourage toutes les initiatives positives en ce sens, notre rédaction leur donnera autant que faire ce pourra une visibilité en ses espaces.

Le yaourt est un produit alimentaire résultant de la transformation du lait préalablement stérilisé par une technique  dénommée pasteurisation à travers une fermentation en l’absence de l’air (anaérobie) à l’aide d’un microorganisme de la dite fermentation connue sous la dénomination de ferment lactique, dont on ajoute du sucre, de la pulpe  ou un morceau de fruit et dans certains cas  un arôme au choix. Le yaourt du fait de sa composition chimique très riche et son apport énergétique, est l’un des produits laitiers les plus consommés dans le monde.

COMPOSITION CHIMIQUE DU YAOURT

Le yaourt est composé de multiples substances chimiques qui jouent un rôle  prépondérant dans le cadre du bon fonctionnement de l’organisme humain. Il s’agit :

-          Des vitamines liposolubles ; parfois associées aux graisses des aliments, elles aident à la transformation dans l’organisme des glucides que nous consommons, concourent à la synthèse des globules rouges, la croissance humaine, la qualité de la vue et aide à la fixation du calcium osseux.

-          Du calcium ; le calcium assure la rigidité et la solidité du squelette. Ainsi que la dureté des dents.

-          Des protéines ; ce sont des éléments bâtisseurs nécessaires à l’organisme humain.

-          De l’acide lactique ; il améliore l’assimilation du calcium des yaourts.

-          Des glucides ; des types lactose, saccharose et fructose fournissent de l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de nos muscles et du corps humain tout entier.

-          Et enfin ; Les lipides (corps gras… etc.), du fer et les sels minéraux qui participent eux aussi au bon fonctionnement de l’organisme humain.

VALEUR NUTRITIVE

De part la composition chimique du yaourt, l’on peut déduire que le yaourt est un aliment complet d’une très grande valeur nutritive. Ceci s’explique par le fait que la transformation du lait en yaourt améliore ses deux principaux intérêts nutritionnels ; la richesse en calcium qui représente 17 à 24% des apports quotidiens recommandés à un adulte et en protéines qui représente 15% des apports quotidiens recommandés à un adulte et autre ; le yaourt possède également d’autres propriétés spécifiques liées à la nature et à la présence des ferments lactiques qui contribuent aux équilibres de la flore intestinale et sont d’ailleurs traditionnellement conseillés aux personnes qui suivent un traitement antibiotique. D’autre part l’apport énergétique du yaourt varie de 40 KCAL (pour un yaourt nature à 0% de matière grasse ) à 110 KCAL pour un yaourt au lait entier, fruité et sucré. Le yaourt peut aussi de ce fait être considéré comme une substance thérapeutique.

La fabrication artisanale du yaourt résultant de la fabrication industrielle du yaourt, il est donc nécessaire d’avoir un aperçue de la fabrication industrielle du yaourt.

APERCU DE LA FABRICATION INDUSTRIELLE DU YAOURT

La fabrication industrielle du yaourt se fait en plusieurs étapes ;

1) Au départ, nous avons du lait cru (lait naturel ou artificiel) qui devra subir des contrôles micro-biologiques, bactériologiques et nutritionnels, un pré-traitement thermique et une standardisation ; ajustement de la teneur en matière grasse et matière sèche du lait. ( Selon le yaourt    souhaité), le lait résultant adopte la dénomination de lait entier cru standardisé.

2) Le lait cru standardisé est ensuite homogénéisé et pasteurisé (chauffage à 95° pendant quelques minutes qui détruit les germes pathogènes. Le lait résultant est dit ; LAIT PASTEURISE.

3) Dans le lait pasteurisé obtenu, on ajoute des ensemencements qui ne sont rien d’autres que des ferments du type Lactobacillus et Streptoccocus Thermophilus sélectionnés et quantifiés ( le jute équilibre entre ces deux ferments confèrent au yaourt sa valeur particulière. Le lait pasteurisé obtient dés alors la dénomination de LAIT PASTEURISE ENCEMENCE.

4) Du lait ensemencé et pasteurisé on peut obtenir deux types de yaourt ;

LE YAOURT BRASSE

Le lait pasteurisé ensemencé subit une fermentation lactique(42°-45°, 3-5 heures), puis un refroidissement et  des additions  éventuelles de fruits, arôme …etc. Et enfin le yaourt obtenu  est conditionné et stocké au réfrigérateur.

LE YAOURT FERME

Le lait pasteurisé ensemencé est refroidi, on y ajoute éventuellement des fruits et des arômes. On conditionne le mélange obtenu et on fermente-le tout à une température comprise entre 42°-45° pendant 3-5 heures et on effectue un refroidissement rapide et on stocke enfin au réfrigérateur.

REMARQUE ; De nombreux contrôles interviennent à tous les stades de la fabrication et sur les produits finis ; analyses bactériologiques, caractéristiques physico-chimiques (acidité…), analyses organoleptiques (goût, odeur. Ce qui n’est pas bien sur le cas pour la fabrication artisanale du yaourt.

FABRICATION ARTISANALE DU YAOURT

I- CRITERES IMPERATIFS

Après cet aperçu sur la fabrication industrielle du yaourt, nous nous rendons compte que la fabrication artisanale du yaourt se révèle être plus avantageuse. Mais elle est sujette à de multiples critères qui doivent être scrupuleusement respectés.

A)      AVANT LA FABRICATION ;

-Avant la fabrication artisanale du yaourt, il est nécessaire de se mettre tout d’abord soi-même  dans un très grand état de propreté, le port d’un tablier propre est primordial et tout le matériel doit être lavé à de l’eau et du savon et si possible  être stérilisé (nettoyer avec de l’eau chaude).

-En achetant du lait, vous devez choisir du lait cru, bio provenant des mamelles de  vaches nourries naturellement (herbe fraîche …etc. ) surtout pas nourries avec des graisses (céréales ) ou pire encore  aux antibiotiques, ou à du lait en poudre que l’on retrouve dans les magasins. Et dans certains cas le lait pasteurisé (stérilisé) est couramment conseillé .

-Pour lancer la fermentation vous aurez besoin d’un ferment lactique qui est soit du yaourt nature ou un ferment lactique pure en sachet. Si vous optez pour du yaourt nature, choisissez-le sans  additifs , sans épaississant , sans sucre et sans colorant. Il est déconseillé d’utiliser votre propre yaourt car il ne contiendra pas suffisamment de cultures intéressantes à savoir le L.ACIDOPHIBUS, L.BULGARICUS…etc.) 

B- PENDANT LA FABRICATION 

-l’eau utilisée pour dissoudre le lait   en poudre ou pour diluer dans certains cas le lait naturel doit être obligatoirement filtrée.

-          Vous devez immédiatement laisser fermenter votre yaourt pendant 24h , quelles que soient les conditions . C’est seulement à cette condition que le lactose ( sucre ) du yaourt sera transformé( splitté) en glucose  et galactose facilement digestibles.

C- APRES LA FABRICATION

-          Le yaourt fabriqué doit être conditionné dans des boîtes ou des bouteilles en plastique    strictement hermétiques.

-          Le yaourt fabriqué doit être conservé dans un endroit très frais ( inférieur à 0°) tel que ;le réfrigérateur pour trois à quatre semaines ou trois mois au plus.

-          Il est interdit de consommer  plus de trois yaourts par jours car le yaourt contient du galactose qui ingéré en grande quantité , peut causer des problèmes au niveau du foie.

II- ETAPE DE FABRICATION DU YAOURT NATURE

Ingrédients ;

-un litre de lait naturel

-un pot de yaourt nature

-additifs (fruits ,parfum, arôme)

ETAPE N°1 : PASTEURISATION

Porter le lait à ébullition tout en fouettant énergiquement. Attention de ne pas déborder ! le but est de tuer les bactéries nocives qui s’y trouvent .

ETAPE N°2 ; REFROIDISSEMENT

Verser du lait dans un récipient très propre et laisser refroidir. Vous pouvez accélérer le refroidissement en plaçant le récipient ( seau en plastique ou autre) dans un évier ou bassine remplie d’eau glacée ou d’eau salée ou encore d’eau simple.

ETAPE N°3 : ENSEMENCEMENT

Une fois le lait à la température ambiante , c’est à dire complètement refroidi . Oter la couche superficielle  qui s’y est formée puis ajouter le yaourt nature remuer le tout consciencieusement.

ETAPE N°4 : FERMENTATION

transvaser de nouveau le mélange obtenu dans la casserole , puis chauffez-le  à feu doux sans le  faire bouillir pendant quelques minutes. Fermer hermétiquement la marmite et laissé fermenter 24 h pas moins. Si vous avez un thermomètre veiller à ce que la température lors de la fermentation du lait soit comprise dans l’intervalle 42°-45°C .

ETAPE N°5 : AJOUT DES ADDITIFS ET CONDITIONNEMENT

Après la fermentation, ajouter des fruits à votre aise , du parfum et un arôme. Verser ensuite le yaourt dans des pots ou des bouteilles en plastique.

ETAPE N°6 : REFRIGERATION

Le yaourt étant prêt il ne reste plus qu’à le stocker au réfrigérateur et à le conservé à l’intérieur. Le yaourt ainsi obtenue doit être consommé au cours des 28 jours suivant la date de fabrication.

NB : le yaourt obtenu ici est dit BRASSE.

III-ETAPE DE FABRICATION DU YAOURT ARTIFICIEL

Ingrédients :

Pour un Kg de lait sec écrémé :

-5 litres d’eau

-un kg de sucre

-un yaourt nature

-additifs(parfum , arôme, fruit , et miel…)

ETAPE N°1 : DISSOLUTION DU LAIT

Mettre de l’eau dans une casserole ou une marmite , puis la porter à ébullition. Après quelques minutes d’ébullition , verser le contenu de  la casserole dans un seau de 10 litres après avoir pris soin d’y verser préalablement du lait en poudre. Puis remuer le lait avec une spatule pour rendre le mélange homogène.

ETAPE N°2 : PASTEURISATION

Le lait ainsi dissout est porté à ébullition dans une grande marmite en fouettant énergiquement et en prenant soin de ne pas faire déborder .

ETAPE N°3 : REFROIDISSEMENT

Verser le lait pasteurisé dans le seau et laisser refroidir en introduisant le seau dans une grande bassine pleine de glace ou d’eau salée ou encore d’eau simple.(voir figure)

ETAPE N°4 : ENSEMENCEMENT

Transvaser le lait dans une grande marmite ,puis le  chauffer à feu doux sans le faire bouillir pendant quelques minutes. Fermer hermétiquement la marmite et laisser fermenter 24 h pas moins . si vous avez un thermomètre viellez à ce que la température lors de la fermentation du lait soit comprise dans l’intervalle    42°-45°C .

ETAPE N°5 : AJOUT DES ADDITIFS ET CONDITIONNEMENT

Après la fermentation, ajouter du sucre en poudre tout en agitant , puis les additifs.

Verser ensuite le yaourt dans des pots ou des bouteilles en plastique que vous devez fermer hermétiquement par la suite.

ETAPE N°6 : REFRIGERATION

IV- COMMENT FAIRE CARRIERE DANS LA FABRICATION ARTISANALE DU YAOURT

Pour faire carrière dans la fabrication artisanale du yaourt , vous devez scrupuleusement respecter les conseils suivants :

1-       Produire à moindre coût.

2-       Tenir compte de l’aspect esthétique  des contenants.

3-       Tenir compte de la norme  de commercialisation des produits agroalimentaire qui veut que chaque contenant soit pourvu d’une étiquette

Ou  l’on retrouve la composition du dit produit agroalimentaire.

4-Ne jamais oublier qu’il faut toujours donner l’envie au client de revenir.

5- il est nécessaire   de faire une étude de faisabilité ( étude de marché , étude technique et financière). Cela vous permettra d’adopter un bon plan marketing

6- Trouver un financement et appui en terme de partenariat et associé, car pour mieux réussir il faut bien investir

7- Agir sur le plan de la légalité.

8- Mettre sur pieds une bonne politique de distribution et trouver de bon vendeurs  ceux-ci  le chiffre d’affaire de votre fabrique n’augmentera pas .

il ne reste plus qu’a vous souhaiter bonne chance dans votre projet d’auto emploi dans la fabrication artisanale du yaourt.

BIBLIOGRAPHIE

Site Internet de fabrication yaourt

-http://www.Al-toulouse.fr /svt/ yaourfab.html

-http://www.Recette du chef.com

-http://www.yoplait.fr/pagesfr/yaourt.html

-http://www.10-15.com/science/experimentation/yaourt/exp.html

- http://www.Al-nancy-metz.fr/enseigne/svt/ ressource/régional/huit/ yaourt.html

COURS ET OUVRAGES

- cours de physiologie  1ER D Année scolaire 1998-1999

Prof  Monsieur BABA  BABA FREDERIC

-cours de biochimie classe  de terminale Chimie industrielle

chapitre sur: les glucides protéine, vitamines

professeur :Mr BELLA ATANGANA BRUNO année scolaire 1999-2000

-Cours de chimie organique 13ème édition, 2ème tirage glucide page 367-368 protéine page389

-Organique chemistry Height c. Muldoon third edition

Lipids page 251-261

Une production: du GIC BELLOMAR (http://gicbellomar.afrikblog.com )

Tel:(237)96319473/75697032

Email:groupebellomar@yahoo.fr/gicbellomar@yahoo.fr

Contact:

Martial oden bella

Délegué du groupe et consultant en AGR

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11 novembre 2008

LE GIC BELLOMAR ; Une réalité entreprenariale jeune au Cameroun

prix_excellence_jeunesse_2007L’histoire entreprenariale du GIC BELLOMAR repose sur les points suivants :

            Un Jeune au départ : Martial Gervais ODEN BELLA, né en 1981 et à l’époque (2001) titulaire d’un certificat d’aptitude professionnel en aide chimiste industrielle et d’un baccalauréat technique en chimie industrielle et étudiant à la Faculté des Sciences de l’Université de Douala.

            Des faits : l’indisponibilité d’un cycle de formation d’ingénieur en chimie industrielle et d’un cycle de formation de technicien supérieur en chimie industrielle au Cameroun, le problème de chômage et de sous emploi des jeunes techniciens de chimie industrielle et un rêve de devenir ingénieur en chimie industrielle grâce à une formation alternée dans une école d’ingénieur Européenne et/ou africaine ne pouvant plus être réalisé suite à un évènement malheureux de plus qui l’obligea à rechercher des solutions idoines pour s’assurer un meilleur avenir.

            Un évènement : le salon provincial de création d’entreprise à Douala initié par le chef de l’Etat du  Cameroun en Janvier 2002 où ; il a acquis après une semaine de formations riches en expériences, cours magistraux et travaux pratiques des capacités minimales pouvant lui permettre de mettre en œuvre une entreprise après identification d’une idée de projet fiable et une bonne étude de faisabilité, qui lui ont permis de remporter le 5ème prix du concours organisé à l’occasion et de s’attirer la sympathie de nombreux jeunes participants étudiants des 7 facultés et grandes écoles de l’université de Douala soucieux eux aussi de trouver des solutions au problème du chômage des jeunes diplômés à travers la création d’entreprise.

            Une idée : promouvoir l’insertion socio professionnel des jeunes diplômés dans le contexte de relance économique au Cameroun caractérisé par un taux de chômage élevé des jeunes diplômés (d’après le FNE seul 15% sont employés) à travers la création collective de micro entreprises de productions et de prestations de services pouvant offrir des emplois stables et durables à tout jeune diplômé.

            La naissance du groupe : le GIC BELLOMAR est né suite à une assemblée constitutive tenue à BONAMOUSSADI le 18 Juin 2002, regroupant une dizaine d’étudiants de l’université de Douala et élèves en fin de cycle d’étude secondaire technique et générale. C’est au cours de cette assemblée générale constitutive que la forme juridique de création d’entreprise d’initiative commune (GIC) régi par la loi n°92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux groupes d’initiative commune et à son décret d’application N°92/455/PM du 23 novembre 1992 sur les sociétés coopératives et les groupes d’initiatives communes qui procure de nombreux avantages sociaux (possibilité  de subventions, de dons et de legs) et fiscaux (exonération de l’impôt sur les sociétés) fût adopté et rendu officiel le 07 Février 2003.

            Le groupe à nos jours : le groupe a rempli toutes les formalités administratives et fiscales de création d’entreprise en octobre 2006 (démarrage effectifs des activités) suite à un appui financier du programme d’appui aux acteurs du secteur informel (PIAASI) du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle et un appui mensuel du Programme National d’Alphabétisation du Ministère de la Jeunesse résultats du plaidoyer emploi jeune et formation professionnelle conduit par le réseau DSRP-Jeunesse au Cameroun et dispose à ce jour de trois micro projet embryonnaire ;

-         Une unité de production et de distribution d’eau de javel d’une capacité de production de 400 litres par mois (pour le moment) et qui a pour clientèle ; les pressings, hôtels et hôpitaux de la ville de Douala.

-         Un département import-export qui travaille en collaboration avec deux entreprises étrangères spécialisées dans l’import-export.

-         Un Centre d’Alphabétisation Fonctionnel de vulgarisation itinérante d’AGR.

-         Un Cabinet de Prestations Multi Services spécialisé dans le conseil en gestion, la création d’entreprise, la restructuration d’entreprises en difficultés, le rachat d’entreprises, le génie informatique, le génie thermique et énergie, la gestion de l’environnement, l’assistance juridique et fiscale…etc.

En outre, le GIC BELLOMAR regroupe à nos jours une trentaine de jeunes diplômes, techniciens, étudiants en fin de cycle de formations académiques et gestionnaires d’entreprises qui travaillent bénévolement à son développement  et a déjà remporté de nombreux trophées :

Ø    Le 5 ème prix du salon provinciale de création d’entreprise en 2002

Ø    Le 3 ème prix du concours AMIFA Création 2003

Ø    Le 3 ème prix du concours du meilleur projet création d’entreprise organisée par le cercle des étudiants en gestion des petites et moyennes entreprises de l’IUT de Douala en 2005

Ø    Le 1 er prix du concours du meilleurs projet jeune de l’atelier de restitution du somment France Afrique en 2006. 

La clé du succès ;  la clé du succès entreprenariale du GIC BELLOMAR repose sur ;

Ø    La constitution permanente et objective d’une équipe jeune, compétente, dynamique et volontaire.

Ø    Le renforcement de capacités permanent des membres du groupe dans tous les secteurs liés à la création d’entreprise.

Ø    Une meilleure politique de partenariat et de collaboration à l’échelle national et international.

Ø    L’autofinancement du groupe et le stoïcisme des membres.

Ø    La recherche permanente de l’information utile et la participation aux activités de développement de la jeunesse à l’échelle national et international.

Pour en savoir plus et échanger avec nous, écrivez à groupebellomar@yahoo.fr/gicbellomar@hotmail.com 

GIC_BELLOMAR_d_pliant

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06 juin 2008

JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT : Un blog d’éducation sur le changement climatique désormais en ligne !

Depuis la révolution industrielle du 19 ème siècle , les besoins énergétiques de l'humanité n'ont cessé d'augmenter , et avec eux les émissions de gaz a effet de serre,l'industrie , l'agriculture, les transports et l'habitat. Tous les secteurs sont concernés. Notre planète se révèle plus fragile que nous ne l'imaginons et les effets du changement climatique se font déjà sentir et ont un impact sur la paix et la sécurité mondiale, le développement économique et social, les Droits de l’homme, le droit international et la santé des populations sur le plan mondial.

Le rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 déclare que le changement climatique est l’un des plus grands défis dont l’humanité fait face actuellement et que les populations les plus vulnérables de la planète seront les premières à subir les conséquences. Les mesures des nations les plus riches, celles qui génèrent la plus grande partie des gaz à effet de serre, ont des effets tangibles sur les populations du reste du monde, surtout les populations des nations les plus pauvres.

La population mondiale étant essentiellement jeunes, les jeunes ne doivent pas rester les bras croisés en attendant que d’autres agissent et c’est pour cette raison qu’à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement 2008 , le GIC BELLOMAR qui est un groupe d’initiative commune crée par un collectif de jeunes étudiants et diplômés de l’enseignement supérieur au Cameroun dans l’optique d’une lutte graduelle et efficace contre la pauvreté et le chômage et en vue d’apporter leurs contribution à la résolution des problèmes liés au développement de la jeunesse, vient de mettre en ligne un blog d’information et d’éducation des jeunes sur le changement climatique que vous trouverez à l’adresse :

http://climatechange.afrikblog.com

Nous espérons que de nombreux jeunes pourront trouver des réponses à leurs préoccupations sur la question du changement climatique, promouvoir cette initiative auprès de leurs pairs et prendre l’engagement eux aussi d’agir pour la sauvegarde de l’humanité.

NB. Prenez le soin après visite de laisser vos commentaires sur le site.

Martial ODEN BELLA

Promoteur et Délégué Général du GIC BELLOMAR

 

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25 janvier 2008

GIC BELLOMAR LAUREAT DU CONCOURS NATIONAL DE L'EXCELLENCE JEUNESSE 2007

gic_3diplomeexcelence

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23 janvier 2008

Programme de promotion de l'entreprenariat feminin;

  formation_SONARA

COMPTE RENDU DE

LA FORMATION

EN

TECHNIQUE ARTISANALE DE FABRICATION DU SAVON DE MENAGE ET DU SAVON DE TOILETTE À L’USAGE DOMESTIQUE AU PROFIT DES EPOUSES DES EMPLOYES SONARA DU 20 au  21 Juillet à LIMBE

A – INTRODUCTION

La formation en technologie artisanale de fabrication du savon de ménage et de toilette au profit des épouses des employés SONARA a eu lieu à Limbe du 21 au 22 juillet 2007. Cette formation était une initiative de l’Unité Médico-sociale (UMS) de

la SONARA

(Société Nationale de Raffinerie du Cameroun) et avait pour but de former les épouses des employés et femmes employées de la dite société afin qu’elles puissent monter une unité de production de savon et détergent à Limbe sous la conduite du GIC BELLOMAR qui est un collectif de jeunes techniciens, gestionnaires d’entreprises, étudiants et jeunes diplômés de l’enseignement supérieur réunis autour du concept de l’auto emploi en mettant sur pied  un cabinet de prestations multiservices aux institutions publiques et privées du Cameroun.Ceci étant considéré comme la contribution de laSONARA par son Unité Médicosociale, au développement social.

            L’Unité Médico-sociale fut représentée par :

  • Dr NKWELLE Aaron (Responsable de L’Unité Médico-sociale),
  • Mme EYAMBE Betty (Secrétaire à L’Unité Médico-sociale),
  • Mme DIABE Mary (Chargé des affaires sociales ), qui pilotait les responsabilités telles que l’accueil, l’hébergement, la nutrition, ainsi que le suivi de la formation effectué par le GIC BELLOMAR représenté par son Délégué, Martial ODEN BELLA et le Directeur adjoint du Laboratoire de Chimie Industrielle, TCHONGOUANG DIENE Augustin.

B – DEROULEMENT DE

LA FORMATION

:

            La formation s’est déroulée au domicile de Mme DIABE Mary. Pour le compte de la journée du 21 juillet 2007, elle a débutée à 15 heures, en présence de 21 femmes et d’un homme (Dr NKWELLE Aaron). Et était axée sur les points suivants :

  • La présentation des participants et du staff technique,
  • Les mots de bienvenue du Dr NKWELLE et de

    la Directrice

    des  Ressources Humaines,
  • La formation en question (théorique et pratique) et son appréciation,
  • La conclusion.

B.1 – Présentation des participants et du staff technique :

            Elle a été effectuée par Mme DIABE. Après avoir présenté le responsable de l’Unité Médicosociale et les formateurs, elle a présentée enfin 7 femmes représentant 7 associations. Par la suite, elle a parlé de la genèse et le but de l’initiative avant de laisser la parole au Dr NKWELLE Aaron pour le mot de bienvenue.

B.2 – Mots de bienvenue :

            Tout en nous affirmant sa surprise par rapport à notre jeunesse très entreprenante, le Dr NKWELLE nous encourage dans nos initiatives et nous demande de ne jamais baisser les bras car le pays  à besoin d’une telle jeunesse. Il termine en nous rappelant que nous sommes les bienvenues parmi eux.

            A son tour

la Directrice

des Ressources Humaines a pris la parole et nous a félicité ; remercié les femmes pour leur mobilisation et leur demande d’être très attentives puisqu’elles seront les ambassadrices dans leurs associations respectives. Enfin elle nous a demandé de tout leur enseigner, sans réserve aucune.

             Nous ensuite  passé au déroulement de la formation proprement dite ;

B.3 – Formation et appréciation :

            Nous débutons ainsi la formation par une première partie essentiellement théorique, présentée par le Délégué du GIC BELLOMAR et Consultant international en Saponification, Martial ODEN BELLA. La seconde partie fut présentée par le Directeur adjoint du Laboratoire de Chimie Industrielle du GIC BELLOMAR. Sa présentation fut axée sur la préparation du savon de ménage par le procédé à froid avec 3,5litres de corps gras (soient 2litres d’huile de palme raffinée et 1,5litres d’huile de palmiste), des solutions de soude à 25 et 50% et du silicate de sodium.

            Après les brillants exposés des formateurs, il a été obtenu comme prévue une pâte de savon bien moussante qui a été moulé et gardée pour finalisation de la réaction chimique d’une durée de 36heures.

            L’appréciation des femmes ne pouvait être masqué et c’est exprimé par des applaudissements accompagnés d’une série de questions réponses qui s’est prolongée jusqu’au buffet préparé par Mme DIABE. Ceci montrait en fait que les femmes avaient été attentives durant la présentation des formateurs. C’est la fin du buffet qui a marqué la clôture de cette journée réussie par une grande confiance acquise auprès de ces femmes qui ne cessaient de remercier aussi bien Mme DIABE, pour l’UMS et les formateurs.

La séparation a été marquée par une prise de rendez vous pour le lendemain, à la même heure. Enfin Mme DIABE nous a accompagné à l’hôtel où nous devions séjourner pendant la durée de la formation.

            Le lendemain, 22 juillet 2007, nous nous sommes retrouvés ce jour en compagnie des ces   femmes dynamiques et déterminées à atteindre le but qui leur avait été présenté. Dans le cadre de cette séance, elle avait décidé de faire elle-même le savon de toilette ; nous leur servions juste de guide. Chose faite et réussie puisqu’elles avaient respecté les indications techniques que nous leur avions données. A la fin du processus, elles avaient obtenu une pâte de savon moussant à base du miel. Avant la séparation, c’est avec beaucoup de joie qu’elles ont adressé leurs sincères remerciements à l’endroit de :

  • GIC BELLOMAR, pour la formation donnée et nous ont demandé de ne pas nous contenter de donner ces formations mais de faire aussi un suivi jusqu’à l’aboutissement de l’initiative et de prévoir une visite du laboratoire de production du GIC BELLOMAR ;
  • Mme DIABE Mary et les membres de l’UMS pour l’initiative et elles lui ont demandé de défendre le projet auprès des personnes compétentes de

    la SONARA

    afin qu’il prenne son envol dans les meilleurs délais.

A la fin de la séance les formateurs et Mme DIABE se sont retrouvés pour décider de quelques clauses et perspectives d’avenir.

B.4 – Conclusion :

            Le but de cette formation a été atteint puisque la préparation des deux types de savons (de ménage et de toilette) s’est faite sans faute et nous avons pu inoculer l’esprit d’entreprise à l’ensemble des participantes.

Ont participé à la formation :


1.      Dr NKWELLE Aaron

2.      Mme DIABE Mary

3.      Mme EYAMBE Betty

4.      Mme TANYI Monica

5.      Mme OYONO Jeanne

6.      Mme PAGBE Natacha

7.      Mme MBOU Colette

8.      Mme MBARGA Elisabeth

9.      Mme Jacky DJUH

10.  Mme JOFI MOSEMBE

11.  Mme AWARE  Mary

12.  Mme AGBO RARANBANG

13.  Mme TAKANG EBANGHA

14.  Mme NIBA Béatrice

15.  Mme ELATE Serah

16.  Mme NGASSA Odette

17.  Mme MPOM Madeleine

18.  Mme BISSECK Clarisse

19.  Mme NANKE Angeline

20.  Mme LEMBE Thérèse

21.  Mme SONGUE Chantal

22.  Mme MAH Nathalie


Les formateurs :

1.      BELLA ODEN Martial (http://eformationsapo.afrikblog.com et http://saponification.afrikblog.com )

2.      TCHONGOUANG DIENE Augustin.

NB. Si vous souhaitez organiser des séances de formations similaire au sein de votre organisation ou ailleur bien vouloir nous contacter au +23775697032 / +23799625690 ou par mail à l'adresse groupebellomar@yahoo.fr

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20 octobre 2007

Connaître le GIC BELLOMAR au Cameroun en 10 questions

Source:http://nino.akopo.com/post/2007/10/22/connaitre-le-gic-bellomar-au-cameroun-en-10-questions

Le GIC BELLOMAR est né le 18 Juin 2002 à l'initiative de Martial Oden Bella (d'où le nom 'BELLOMAR' d'ailleurs....). A ce jour, le GIC a plusieurs activités:

GIC BELLOMAR - Activité de saponification

  • Une unité de production et de distribution d’eau de javel d’une capacité de production de 810 litres par mois et qui a pour clientèle les pressings, les hôtels et les hôpitaux de la ville de Douala
  • Un département import-export qui travaille en collaboration avec deux entreprises étrangères spécialisées dans l’import-export
  • Un Centre d’Alphabétisation Fonctionnel de vulgarisation itinérante d’AGR
  • Un Cabinet de Prestations Multi Services spécialisé dans le conseil en gestion, la création d’entreprise, la restructuration d’entreprises en difficultés, le rachat d’entreprises, le génie informatique, le génie thermique et énergie, la gestion de l’environnement, l’assistance juridique et fiscale…etc.

Je vous propose de mieux faire leur connaissance en 10 questions (lisez la suite).

Q01: Bonjour Martial. Peux-tu présenter le GIC BELLOMAR à nos lecteurs? Qui sont les fondateurs? Quand ont-ils eu l'idée et qu'est-ce qui les a motivé?

Le GIC BELLOMAR  qui a été crée en juin 2002 est un regroupement de 31 jeunes techniciens, gestionnaires d’entreprises, étudiants et Jeunes diplômés de l’enseignement supérieur réunis autour du concept de l’auto emploi, de la promotion de l’entreprenariat en milieu jeune et de la participation au développement communautaire en vue de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et le chômage au Cameroun à travers l’insertion socio professionnel des jeunes diplômes.

Q02: Quel a été le service d'origine de votre GIC, et qu'est-ce qui vous a amené à lancer un centre d'alphabétisation et un service conseil?

Le service d’origine du GIC BELLOMAR est le renforcement des capacités des artisans savonniers et des jeunes scolaires et universitaire en technologie artisanale et semi industrielle du savon amélioré.

Nous avons crée un centre d’alphabétisation qui est pour l’instant itinérant par manque d’infrastructure en vue de capacités les jeunes chercheurs d’emplois, les femmes en situations difficiles et toutes autres personnes vulnérables dans le domaine des activités génératrice de revenus en vue de lutte efficacement contre le chômage et la pauvreté .

Le service conseil a été mis sur pied par un constat très simple qui est le problème réel de compétitivité des PME et PMI au Cameroun en vue de Contribuer à l’amélioration de la productivité,  la compétitivité et la croissance des PME / PMI  camerounaises et promouvoir l’investissement privé.

Q03: Votre GIC est-il rentable et permet-il à ses fondateurs et employés de gagner leurs vies?

Notre GIC est rentable mais ne permet pas encore à ces fondateurs de gagner suffisamment leur vie vue l’état encore embryonnaire du groupe marqué par un réinvestissement permanent de nos gains en vue d’un meilleurs développement de nos projets  dans l’optique d’assurer une réelle insertion socio professionnel des membres fondateurs dans un contexte par encore favorable à l’émergence de l’entreprenariat jeune suite à une fiscalité décourageante.

Q04: Si ce n'est pas secret, pouvez-vous nous donner le CA annuel de votre GIC (par exemple sur 2005 et 2006)?  Pensez-vous que le créneau sur lequel vous êtes positionné est porteur dans l'environnement camerounais?

Bien évidement  car le marché des prestations de services intellectuels  n’est pas très développé au Cameroun et en Afrique en général  et celui des détergents n’est pas encore saturé. On ne peut vivre sans détergent et désinfectant de nos jours.

Q05: Si vous deviez embaucher (pour donner de l'espoir à quelques jeunes), quels seraient les compétences dont vous auriez besoin?

Nous recherchons beaucoup plus des jeunes honnêtes en qui  nous pouvons placer notre confiance et celui de nos partenaire internationaux qui ont de plus en plus peur d’investir en Afrique à cause des mentalités dégradantes, qui croient comme nous que l’entreprenariat est la solution au problème de chômage et bien évidement titulaire d’un diplôme de l’enseignement professionnel industrielle ou commerciale qu’elle qu’en soit la filière ou la spécialisation et ayant un esprit entreprenant.

GIC BELLOMAR

Q06: Vous êtes relativement jeunes dans l'équipe, cela pose-t-il des problèmes particuliers quant au management des ressources?

Jusqu'à présent nous n’avons pas de problème de gestion des ressources humaines vu que le choix des membres est assez rigoureux au préalable.

Q07: Comment classerez-vous vos 3 projets (vente d'eau de Javel, centre d'alphabétisation, cabinet de prestations) en terme de rentrée de chiffres d'affaire?

Cabinet de prestation multi services aux institutions publics et privés, Production et distribution d’eau de javel « Le Samouraï »  et le Centre d’alphabétisation qui à un caractère purement social.

Q08: La production d'eau de Javel étant un processus chimique avec éventuellement des risques, quelles sont les mesures de protection prises pour protéger les employés au contact de ce produit, ainsi que l'environnement ?

Tous les employés sont dotés d’équipement de protections individuelles (gang, protège nez, blousse longues manches) et sont formés aux respects de règles d’hygiènes, aux gestes qui sauvent, sécurité incendie et gestion des rejets et des déchets et la mise sur pied d’un système de management environnemental.

Q09: Quels sont vos plus gros clients? Comment trouvez-vous vos clients? Avez-vous quelques anecdotes à ce propos?

Les ménages et nous les trouvons à travers notre réseau relationnel.Une fois l’un de nous est allé livrer de l’eau de javel dans un établissement scolaire de la place. A cette période nous avions des problèmes avec notre fournisseur pour livraison de bouteilles ayant un problème d’étanchéité, cet inconvénient nous a permis de gagner la confiance du monsieur et lui vendre nos produits.

Car s’interrogeant sur la qualité de notre produit,il a suffi  qu’une goutte d’eau de javel tombe sur le vêtement en tissu pagne qu’il portait ce jour et que cette partie blanchisse pour qu’il soit convaincu de la qualité du produit et commande sur le champ 30 litres d’eau de javel.

Q10: Quelles sont les perspectives de développement de votre GIC? Quel avenir lui réservez-vous dans 3 ans par exemple? Quelle place voulez-vous occuper sur le marché camerounais ou sous-régional, et comment peut-on vous contacter?

Dans les 3 prochaines années nous souhaitons être leaders sur le marché camerounais des détergents et des prestations de services intellectuelw et gagner des parts importantes de marchés au sein de la sous région. (NDLR: Au moins, c'est clair!)

Contact

GIC BELLOMAR
BP.1010 Douala / CAMEROUN

Tél: (+237) 96319473 / 99625690 / 99872338 / 75625690
groupebellomar_DOt_yahoo.fr / gicbellomar_DOT_hotmail.com
http://eformationsapo.afrikblog.com / http://saponification.afrikblog.com

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05 juin 2007

Journée Mondiale de l'environnement 2007

journee_mondiale_environnement2007COMPTE RENDU DE LA CAUSERIE EDUCATIVE SUR LES JEUNES ET LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

ORGANISE AVEC LE PARTENARIAT DE L’ONG COFEBRE LE 02 JUIN 2007 AU LYCEE DE NEW BELL

Introduction

            A l’occasion  de la célébration de la journée mondiale de l’environnement, Nous avons tenu à informer les jeunes sur leur environnement en les inculquant les notions de protection de l’environnement et de développement durable. Pour ce faire, avec le partenariat de l’association CO.FE.PRE. (Collectif des femmes pour la protection de l’enfant et de l’environnement),nous avons organisé une causerie éducative au lycée de New – Bell  sur le thème : Jeunesse et environnement.

Déroulement de l’activité

            L’arrivé tardive des élèves qui constituaient l’assistance a entraîné un retard ans le début effectif de la causerie .Prévue à 10h30mn, elle n’a pu commencer qu’à 12h45mn. La cause du retard est que les élèves étaient encore en salle d’examen  pour les épreuves facultatives du Baccalauréat. Néanmoins la causerie a gardé toute son ambiance attendue .Malgré la fatigue des examens, une vingtaine de jeune a répondu présent.

            Après le mot de bienvenue, Monsieur CHEKEM Pierre, président de l’ONG PARTHNERSHIP et modérateur de la causerie, a présenté le thème et les différents intervenants à cette causerie à savoir :

-         Monsieur  OWON’ OWONA, chef service monitoring à la délégation provinciale de l’environnement a intervenu  pour parler des dégâts de nos activités sur l’environnement

-         Madame SENDE, présidente du CO.FE.PRE a édifié les jeunes sur la notion environnementale

-          Monsieur CHOUA YANKAM Armel du GIC BELLOMAR qui a parlé de l’intégration des jeunes dans le processus de la protection de l’environnement et des métiers de l’environnement.

            A travers leurs questions, les jeunes se sont interrogés sur le rôle de l’état  face à des problèmes environnementaux, sur la corruption, sur la relation entre l’effet de serre et le changement climatique, et enfin leur implication dans la lutte contre la pollution. Par la suite, ils ont émis les vœux d’assister à d’autres évènements de ce genre.

            M. OWON’OWONA d’être toujours en contact avec la délégation provinciale de l’environnement et le différentes associations qui font dans l’éducation environnementale. Pour finir, il a demandé aux jeunes de se réunir en club dans leurs différents établissements afin de participer eux aussi à la protection de l’environnement.

            Des tracts ont été distribuer aux jeunes afin qu’ils puissent partagé les connaissances acquises avec d’autres jeunes.

            La cérémonie s’est achevée par une collation  et des échanges téléphoniques. Il était alors 14h30mn.   

Difficultés rencontrées ;

            La  principale difficulté était celui de la mobilisation des jeunes qui étaient tous occupé par leur examen. Ajouté à cela  les moyens financiers insuffisants pour une plus grande communication.

Perspectives ;

            Nous comptons multiplier ce genre d’activité sans toute fois se limiter aux causeries éducatives dans les lycées, mais allant plus en organisant des conférences, en multipliant les formations professionnelles sur les AGR.

Remerciements ;

            Cette activité n’aurait pas été un succès sans le soutient :

-         De la délégation provinciale de l’environnement du littoral qui a mis à notre disposition son personnel.

-         De L’association  COFEPRE qui nous aider à obtenir une salle pour le déroulement de la causerie malgré les examens et à fortement contribué à la réussite de cette activité en tant qu’initiatrice.

-         De l’ONG PARTHNERSHIP à travers son expertise apportée aux jeunes.

-         Du lycée de New – Bell  pour avoir mis ses locaux à notre disposition.

Conclusion

            Dans l’ensemble, nous avons été satisfait du déroulement de cette causerie. Malgré le retard nous avons pu regroupé le moyenne voulue. Les jeunes par leur manifestation, ont montré leur volonté à être de plus en plus informer sur les questions  environnementaux. Nous comptons pérenniser ce type d’activité.   

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20 avril 2007

REPORT YOUTH ENTERPRISE DAY AND THE MDG Town16 and 17 April 2007 Nairobie

17961005_pConsidering that a young untrained and unemployed is a burden for his community, and that a young well trained and employed can resolve himself his problems and contribute to the development of his country, lot of young Africans started themselves voluntarily to the fight against unemployment and poverty in their countries through the creation of micro firms only with their will and without state support. It is in view of think about ways which can end up in the frame of these young enterprising that the youth section of the UN HABITAT has invited many young African delegates to take part in the YOUTH ENTREPRISE DAY in apirl, 15 and the MDG Town the 16 and 17 April 2007 in Nairobie ( KENYA)

    In my position of young Cameroonian delegate, I have noted:

a)      positive actions:

-The high contribution of the UN HABITAT Youth Section Responsible to resolve preoccupation of young internal and external delegates.

- Through the presentation of young entrepreneurs at the YOUTH ENTREPRISE DAY, the voluntary commitment of young Africans to fight effectively against poverty and unemployment in their countries through self employment, despite the weakness of financial and material resources.

-The interest that takes the UN HABITAT in the African youth through his succeeded plea for the implementation of YOUTH FUND a governing council and lessons received to the millennium development goals town.

-The adoption although belated, under my initiative, and assisted by young delegates of DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO and SENEGAL, the concept to create a link-up or network between young African entrepreneurs.

b)      negative actions:

-The small representatives of young delegates coming from central Africa.

-The adoption of English as official language of the meting to the detriment of French language.

-The absence during the youth enterprise day of baker, actors of private sectors and development partners who can support young’s plans.

So, I recommend for the next meeting;

-The adoption of English and French languages as language of dialogue and exchange.

- The high representatively of central Africa young delegate.

-The creation of a mailing list of exchange between all the participating in order to structure a young Africa entrepreneurs Network.

- The organization of workshops of planification of strut ration of the young African entrepreneur’s network or ling-up.

-The organisation of an evaluation meting after the every assembly.

As personal perspectives;

-I allow to organize, as soon as material resources will be available, a workshop of release of the youth enterprise day and of MDG Town

- To make young Cameroonians sensitive about millennium development goal and the role that the have to play

-To popularize activities of the UN HABITAT youth section in Cameroon.

-To pursue my actions of promotion of self employment in young and local circle.

In fact, this fist experience has been for me and occasion to assert myself out of my country. It remains an unforgettable time, and encourages me to go further in my entrepreneurial initiatives.

Martial ODEN BELLA

Youth Enterprise

GIC BELLOMAR Cameroon 

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15 février 2006

FORMATION DES JEUNES ETUDIANTS EN SECURITE INCENDIE DU 10 FEVRIER 2006

9_f_vrier_025 

Organisé par : Le GIC BELLOMAR 

En collaboration avec   LE 20 éme  GROUPEMENT DES SAPEURS POMPIERS.


I-INTRODUCTION

            Les incendies font chaque année de nombreuses victimes et entraînent des destructions considérables (maisons, entreprises, forêt…). La plupart sont la conséquence d’une imprévision ou d’une imprudence.

Le jeune qui souhaite entrer dans la vie active et qui n’est pas sapeur pompier ne devrait pas confondre son rôle avec celui des spécialistes de la lutte contre l’incendie. Mais il doit connaître :

- Le mécanisme de l’incendie et ses causes (« le triangle de feu ») ;

- La prévention de l’incendie ;

- Les gestes simples qui peuvent empêcher l’éclosion d’un incendie ;

- La façon d’alerter les sapeurs pompiers ;

- La conduite à tenir en présence  d’une personne dont les vêtements ont pris feu ;

- Le dégagement d’une victime dans un local enfumé ;

- L’utilisation des extincteurs d’incendie ;

            Dans cette optique et dans le cadre d’un projet embryonnaire de renforcement des capacités des jeunes à la lutte contre l’incendie, le GIC BELLOMAR SERVICES (groupe d’initiative commune pour le développement communautaire du Cameroun) et le 20 éme groupement des sapeurs pompiers basé à NGODI (Douala) ont animé le vendredi 10 février 2006 un atelier de formation des jeunes à la lutte contre l’incendie.

II-DEROULEMENT DE

LA FORMATION

            Le 10 février 2006 s’est déroulé un séminaire de formation en sécurité incendie au camp des sapeurs pompiers à NGODI (Douala) organisé par le GIC BELLOMAR SERVICES en collaboration avec le 20éme groupement des sapeurs pompiers de Douala et dirigé par le sergent chef SAKENG. Le séminaire à débuter à 13 heures et a vu la participation de 34 personnes venues d’horizons divers (membre du GIC BELLOMAR, secouristes, étudiants…).

Au départ le sergent chef SAKENG a fait le tour des généralités ; puis nous sommes entrés en pleins pieds dans la formation proprement dite qui portait sur les points suivants :

- Les feux (définition) ;

- Les types de feux ; les classes de feux ;

- Les modes de propagation des feux ;

- l’outil de lutte contre l’incendie : l’extincteur ;

- Un cas pratique sur le terrain.

            Ainsi, le sergent chef SAKENG nous a successivement présenté la définition d’un feu, le triangle de feu, les modes de propagation du feu. Puis, suite à la question d’un séminariste, il a jugé utile de nous parler des classes de feux (classe A, classe B, classe C et D).

            En plus, nous avons examinés les types de feu, l’outil de lutte contre l’incendie : l’extincteur. Dans le cadre de  l’extincteur, le sergent l’a défini, l’a caractérisé (extincteur à eau, à mousse, au CO2, à poudre) et a énuméré les précautions à prendre quant à son utilisation. Il a ajouté que l’extincteur était beaucoup plus utilisé pour les feux simples, car pour les incendies, il est indispensable de faire appel aux sapeurs pompiers. Après les questions et réactions des séminaristes, la séance théorique a pris fin et a laissé place au cas pratique après trois minutes de pause.

            Le travail sur le terrain a consisté à allumer un feu (réaliser par le sergent chef et un collaborateur) et à l’éteindre. Malheureusement l’extincteur nous a lâché à cause d’une manœuvre incorrecte d’un de nos camarades ; l’extincteur n’avait plus de pression. Cependant, nous avons appris la conduite à tenir et les gestes à pratiquer/à exécuter pour éteindre le feu. Tour à tour, chacun de nous a fait la pratique. Puis, nous avons pris des pauses- photos.

            De retour en salle nous avons procédé à l’évaluation de la formation. Les points suivants ont été retenus :

- L’appréciation de l’éthique du sapeur inscrite au mur de la salle de formation ;

- La satisfaction des séminaristes par rapport au contenu de la formation ;

- L’aisance et les diverses explications du formateur.

            Le programme de la formation étant épuisé la séance s’est achevé à 16h.

III- DIFFICULTES RENCONTREES

- La sensibilisation a  été difficile à cause de l’ignorance des gens sur l’importance de l’acquisition des notions de base sur la sécurité incendie.

- La formation étant essentiellement animé en français, les anglophones présents dans la salle ont eu des difficultés à cerner le contenu du cours.

- Lors de la phase pratique, l’extincteur na pas fonctionné à cause du manque de pression interne.

IV- PERSPECTIVES

- Animation bilingue des prochaines formations ;

- Sensibiliser les jeunes sur l’acquisition des notions de base en sécurité incendie.

- Organiser régulièrement des ateliers de formation.

- Insérer dans ce programme de formation une rubrique « gestes qui sauvent en cas d’incendie ».

V- CONCLUSION

En définitive cette formation qui avait pour objectif de renforcer les capacités des jeunes à la lutte contre l’incendie a vu la satisfaction de la quasi-totalité des séminaristes et nous a donc encouragé à organiser une nouvelle formation dans un futur très proche.

VI- REMERCIEMENTS

            Nos remerciements vont à l’endroit :

-Du commandant du 20ème groupement des sapeurs pompiers pour avoir accordé la tenue de cet atelier ;

-Du capitaine EKOSSO L. FRANCIS, pour sa très grande contribution à la réussite de l’atelier et sa disponibilité ;

-Le Sergent chef SAKENG pour sa disponibilité et la qualité de la formation plus qu’appréciable ;

-Le responsable du JMDS international pour son soutien incontesté ;

-Et enfin tous les membres du GIC BELLOMAR   et tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de l’atelier de renforcement des capacités des jeunes à la lutte contre l’incendie.

   

                                                  

Rapport mis en ligne par : Martial ODEN BELLA

Contact: GIC BELLOMAR 

BP.1010 DOUALA CAMEROUN

tél.+2376319473/+2379625690

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04 février 2006

Synthèse des Contributions du Reseau DSRP-Jeunesse

plaidoyerProblématique de l'emploi jeune au cameroun:

L'état des lieux et perspective.

« En effet, le chômage comme le sous-emploi donne naissance à une
véritable calamité nationale qui a pour nom la pauvreté.
La pauvreté entraîne un genre de vie que l'on appelle la subsistance
et celle-ci, lorsqu'elle donne naissance à l'esprit qui porte son
nom, l'esprit de subsistance, elle devient le stimulus pour un
ensemble de comportements auto destructeurs dont les plus dangereux
pour la survie de l'individu en quête de survie, sont la tendance à
consommer ses semences et à s'accaparer de tout, y compris des
biens communs, de peur de périr de manque ou de l'insuffisance qu'il
crée lui-même inconsciemment.
Détruire pour empêcher d'autres personnes de jouir d'un bien
qu'il convoite et chercher à s'en accaparer, se substituer à une
action initiée par autrui afin d'obtenir le bénéfice même
hypothétique, faire obstacle à toute action non organisée autour des
bénifices propres, entraîne ce que le Chef de l'Etat a appelé
l'inertie. »


Introduction
Les problèmes liés à l'emploi des jeunes continuent de s'étendre
tant dans les pays industrialisés que dans les pays en
développement, avec un nombre toujours plus élevé de jeunes femmes
et de jeunes hommes exposés au chômage ou cantonnés dans des emplois
précaires, temporaires ou de mauvaise qualité. Les jeunes issus de
groupes sociaux défavorisés sont particulièrement touchés,
perpétuant ainsi le cercle vicieux de la pauvreté et de l'exclusion
sociale. Dans les pays en développement et singulièrement au
Cameroun où le diplôme ne garantie pas automatiquement un emploi
conséquent, le problème se pose davantage en termes de sous-emploi
et de travail mal rémunéré ou médiocre dans le secteur informel.

Le Cameroun fait face à une forte croissance démographique depuis
les indépendances et la population camerounaise est essentiellement
jeune : environ deux tiers de la population camerounaise est âgé de
moins de 25 ans. La moitié de ces jeunes participes au marché du
travail, tandis que les autres sont soit inactifs, soit encore
scolarisés. La population active jeune représente près de 20 % de la
population active totale.


Résumé
L'analyse du marché du travail des jeunes au Cameroun révèle des
situations préoccupantes aussi bien pour ceux en activité que pour
ceux en situation de chômage. En effet, l'environnement économique
qui est redevenu favorable (en terme de croissance économique) ne
produit pas encore les effets attendus sur le marché du travail. Les
mécanismes de répercussion des fruits de la croissance sont bloqués
par le système administratif et politique. La volonté politique de
placer la problématique de l'emploi en général et de l'emploi des
jeunes en particulier au coeur de la problématique de développement
est encore faible. Les procédures administratives, l'environnement
juridique, le cadre réglementaire ne sont pas favorables au
développement de certains secteurs économiques potentiellement
sources de création des emplois nouveaux.

Par ailleurs, l'insertion professionnelle, comme période d'entrée
dans la vie active, comme processus de transition de la scolarité
vers l'activité, s'est fortement allongée et complexifiée sous
l'effet conjugué de plusieurs facteurs : diminution des emplois,
fort recul des investissements, multiplication des formes de chômage
de longue durée pour les primo demandeurs d'emploi, précarité de
l'emploi dans le secteur informel en pleine expansion, inadéquation
entre formation et emploi. La conjonction de ces facteurs génère des
itinéraires qui s'éloignent du modèle traditionnel de l'accès direct
ou rapide à un emploi stable.

Le chômage constitue le problème le plus préoccupant de l'emploi des
jeunes. Alors qu'il est évalué à environ 8 % de la population active
totale, il touche près de 15 % des jeunes actifs, avec des écarts
prononcés selon le sexe et le milieu de résidence. Les jeunes
constituent ainsi la couche de la population qui tire le chômage
vers le haut. Les jeunes chômeurs représentent près de la moitié du
total des chômeurs avec en milieu rural une proportion avoisinant
les 60 % du total.


1. Les manifestations du problème

La problématique de l'emploi en milieu jeune au Cameroun se
manifeste sous divers plans :


La croissance démographique
La situation précaire du marché du travail camerounais est due à une
combinaison complexe de plusieurs facteurs. Parmi les facteurs
souvent évoqués ou étudiés, on retrouve les éléments liés à
l'évolution démographique du pays. En effet, le marché du travail
est lié à la structure par âge et sexe et à l'évolution de la
population. La population active5, qui comprend la somme des
personnes pourvues d'un emploi et les chômeurs, augmente à un rythme
plus rapide que la population totale. La part de la population
active dans la population totale est en effet passée de 34,3 % en
1987 à 37,3 % en 1996 et à 40,5 % en 2001 . Du fait de la croissance
démographique, on assiste à l'arrivée d'un nombre plus élevé de
nouveaux jeunes sur le marché de l'emploi où la pression se fait
de plus en plus sentir avec environ 75 400 nouveaux candidats qui en
moyenne s'ajoute chaque année. Face à une évolution si pressante de
l'offre de travail, la demande ne peut que stagner.

L'émigration et l'exode rural
Les jeunes (et surtout les hommes ) seraient les plus concernés par
le phénomène d'émigration massive observé depuis les années 90,
suite aux conditions de vie difficiles et aux contraintes subies sur
le marché du travail. En effet, le départ des jeunes Camerounais
vers l'occident (officiellement et davantage clandestinement), à la
recherche d'emplois plus ou moins rémunérateurs pour des conditions
de vie meilleures, à la recherche d'une formation plus adéquate ou
pour les deux raisons est devenu chose courante (voir par exemple le
nombre de jeunes demandeurs de visas auprès des ambassades et
consulats étrangers). D'autre part, l'exode des jeunes (du milieu
rural) vers le milieu urbain à la recherche d'emplois plus
rémunérateurs dans des secteurs non agricoles à repris de l'ampleur
entre 1996 et 2001, ceci à cause des espoirs générés par de nouveaux
mécanismes économiques. Ceci justifie la grande proportion des
jeunes vivant dans des conditions précaires en ville (« les jeunes
de la rue »).

L'éducation et la formation
L'accès au marché du travail camerounais est très difficile autant
pour les personnes scolarisées ayant atteint des niveaux forts
élevés que pour des personnes analphabètes et handicapées. Cette
situation s'est complexifiée au fil des années dès l'aube de la
période post coloniale du fait du dé faux d'anticipation dans les
politiques publiques dans ce domaine. De fait, les systèmes
d'enseignement et de formation n'ont pas toujours été envisagés sur
la base d'une véritable perspective de développement.

Les jeunes sont plus prompts à quitter l'école, très souvent par la
pression familiale due aux conditions de vie, pour s'insérer sur le
marché du travail afin de soutenir la famille (soutien financier ;
mariages et grossesses précosses, successions etc.).

L'éducation et la formation, du fait de leur inertie ont subi un
coup très dur face à l'évolution du marché de l'emploi. En effet les
nouveaux mécanismes économiques qui ont permis la reprise de la
croissance demande de nouveaux profils que le système éducatif
actuel ne produit pas. Les établissements de formation
professionnels sont pour bon nombre, en délabrement avancé.
L'inadaptation de la formation aux besoins actuels du marché de
l'emploi et la faiblesse dans l'orientation académique concourent à
grossir le nombre de jeunes au chômage.

Par ailleurs l'enseignement technique qui pourrait faciliter
l'insertion des jeunes sur le marché du travail a connu une nette
diminution. C'est ainsi qu'entre 1996 et 2001, la part des jeunes
ayant un niveau d'instruction technique a diminué, passant de 9,5% à
7,8% pour le 1er cycle . Ceci pourrait se justifier par la
détérioration de la qualité de cet enseignement ou par un changement
d'aspirations des jeunes et de leurs familles. Aussi, l'accès à
l'enseignement supérieur est resté très faible chez les jeunes
(2,7%), car de nombreuses démissions sont enregistrées chaque
année ; sans oublier que le système d'enseignement et les
infrastructures sont largement inadaptés. .

35,3 % des jeunes camerounais vivent dans des ménages pauvres. La
pauvreté contraint la majorité des jeunes dans cette situation à
sortir du système scolaire pour se présenter sur le marché du
travail. En effet, près de 60 % des jeunes pauvres sont hors du
système scolaire.

En outre, la part du budget 2005 alloué au nouveau Ministère de
l'emploi et de la formation professionnelle (MINEFOP) n'est que de
0.1%, notament en total franc CFA : 1.820.963.000 (BF :
1.695.863.000 FCFA et BIP : 125.000.000 FCFA) , ce qui présage des
résulatats modestes.

La nuptialité
Les contraintes subies par les jeunes sur le marché du travail ont
évidemment un lien avec la pauvreté, mais également, l'interaction
entre ces contraintes et le phénomène de nuptialité, constitue un
problème qu'on ne saurait négliger. En effet, le désir de nuptialité
qui est perçu comme un devoir naturel au sein des populations, peut
être source de pressions particulières sur le marché du travail. Le
mariage est généralement précédé par un bon positionnement de
l'homme, et rarement de la femme, sur le marché du travail. Dans les
conditions où de tels positionnements sont très difficiles (tant
chez les hommes que chez les femmes), de nouveaux comportements
nuptiaux sont apparus ou ont pris de l'ampleur parmi les jeunes :
mariages informels (« vient et vivons » ou « vie maritale »),
vagabondage sexuel, prostitution. Les mariages entre jeunes sont
devenus rares (trouver un homme est très facile, mais trouver un
mari est devenu une entreprise titanesque). En 2001 où on n'avait
plus que 17,9 % de mariés parmi les jeunes, on a assisté à une
baisse drastique de la propension au mariage. Mieux encore, les
mariages entre personnes âgées et jeunes sont devenus très courants.
La proportion des jeunes parmi les personnes mariées avait presque
doublé entre 1987 et 1996, passant de 18,2 % à 34,6 %. Mais entre
1996 et 2001, les adultes se sont appropriés presque toutes les
possibilités de mariage. La proportion des jeunes mariés parmi les
personnes mariées a en effet chuté à 13,6 % en 2001. Les jeunes
hommes ont été de loin plus touchés par ce phénomène que les jeunes
femmes. Car de 34,7 % de jeunes hommes mariés parmi les hommes
mariés en 1996, on est passé à 3,8 % en 2001, contre 34,5 % en 1996
et 21,7 % en 2001 chez les jeunes femmes.

Les ajustements structurels et leurs conséquences
Suite à la chute des cours des matières premières, la profonde crise
dans laquelle le Cameroun a plongé ces dernières années n'a donnée
d'autres alternatives aux autorités que de faire SOS aux bailleurs
de fonds internationaux et de se soumettre aux nombreuses mesures
d'ajustement structurel (CAS, PAS, FAS, FASR, FRPC). Les PAS, qui
avaient pour but de redresser la situation interne avant d'entrevoir
une perspective de croissance, se sont accompagnés de mesures
sévères qui ont profondément affecté l'emploi. On est ainsi passé
d'une situation où l'Etat, le principal pourvoyeur d'emplois
salariés et décents cédait sa place au secteur qui privé devait
prendre le relais. Mais face à l'incapacité du privé formel à
absorber le flux de main-d'œuvre qui arrive sur le marché, on a
assisté au grossissement de la masse des jeunes chômeurs, au
développement du privé informel, à la multiplication des emplois mal
rémunérés, augmentant alors la précarisation et l'instabilité de
l'emploi chez les jeunes diplômés ou non.

Le vaste programme de déflation de la fonction publique et le gel
des recrutements s'est accompagné par la mise en place d'un
programme de réinsertion à travers la création du Fonds National de
l'Emploi (FNE) dans la dimension sociale de l'ajustement (DSA). Le
FNE, qui avait au départ pour mission l'aide à l'insertion des
déflatés de la fonction publique et du secteur privé formel, est
progressivement devenu à partir du milieu des années 1990 le
principal organe public de promotion de l'emploi. Par la suite, les
missions du FNE se sont étendues à l'orientation, le conseil et
l'insertion des jeunes chercheurs d'emploi à travers des formations
formelles ou sur le tas, l'appui à la création de micro projets
individuels et le partenariat avec le secteur privé.
Malheureusement, les résultats obtenus à travers cette structure
sont loin de satisfaire la demande d'emploi, et le déséquilibre va
croissant sur le marché du travail.

La santé
L'environnement de la santé est caractérisé au Cameroun par la
pandémie du VIH/SIDA qui affecte essentiellement la population
jeune, avec un taux de prévalence générale estimé à 5,5% en 2004. au
sein de la Jeunesse, ce taux est respectivement de 1,4 % pour la
tranche 15-19 ans, 5,5 % pour la tranche 20-24 ans, 7,8 % pour la
tranche 25-29 ans et 8,9 % pour la tranche 30-34 ans. Les jeunes
femmes dans la tranche d'âge 20-29 ans ont un taux de prévalence
plus de deux fois plus élevé que celui des hommes. Cette situation
d'infection par le VIH/Sida a indiscutablement un impact
significatif sur la scolarisation des jeunes et par conséquent sur
leur formation et leur emploi futur. En effet, la disparition subite
ou précoce d'un parent laisse les jeunes sans défense et ceux-ci se
trouvent alors livrés à eux-mêmes. Lorsque les relations parentales
(la famille) ne peuvent pas les prendre en charge ou lorsque
qu'aucune structure publique n'est apte à les récupérer afin de leur
assurer une scolarisation effective, ils n'ont pour seule issue que
le travail et parfois la délinquance. A cela s'ajoute la non prise
en charge gratuite des personnes (en particulier des jeunes) vivant
avec le VIH/SIDA qui constitue la principale source de
fragilisation de la jeunesse, un frein à la croissance économique et
une véritable bombe à retardement pour le pays. Par ailleurs, le
VIH/SIDA a ravi la vedette au paludisme qui en fait, est la première
cause de mortalité en Afrique sud-saharienne.



Le cadre institutionnel et politique
La mise en oeuvre d'actions pertinentes en matière d'emploi et de
formation se heurte à une difficulté majeure qui tient en l'absence
de politique globale dans ce domaine. En milieu rural, depuis la fin
des années 1980, marquée par la chute des cours des matières
premières agricoles, aucune politique viable n'a été menée en faveur
de l'emploi .

2. Les conséquences

Elles sont nombreuses et mêmes difficiles à énumérer. Nous citerons
de manière non exhaustive :

o La généralisation du statut matrimonial informel, sans
assurance et donc de courte durée qu'est la « vie maritale » ;
o L'augmentation de la prostitution des jeunes filles (les
élèves et étudiantes ne sont pas en reste et avec comme nouveauté,
celle des jeunes garçons (en forte croissance))
o La prévalence du VIH/SIDA parmi les jeunes ;
o L'exode rural causé par la monotonie de l'offre d'emploi
(essentiellement agricole) en milieu rural ;
o L'accroissement du vagabondage et de la délinquance des
jeunes notamment en milieu urbain (voir nombre de jeunes incarcérés)
o Le développement et la complexification du phénomène
d'émigration des jeunes ;
o Le gonflement du secteur informel qui représente alors 85 %
du total des emplois au Cameroun et le foisonnement des petites
activités commerciales par fois à risque (commerce carrefours et des
feux de la route, commerce de médicaments pendant les voyages, les
tourne-dos) ;
o Le développement des activités non conventionnelles
génératrices de revenus (fey mania, trafic de minerais, trafic
d'organes, commerce des enfants, exploitation des mineurs…) ;
o L'accentuation du chômage pour les jeunes hautement
diplômés ;

3. Propositions de solutions

Trois grands axes apparaissent prioritairement dans le contexte du
Cameroun. Ils visent à :

i. rendre les procédures administratives et l'environnement
fiscal favorables à la création et à la promotion des emplois ;
ii. améliorer le système d'information sur l'emploi et la
formation pour en faire des outils efficaces d'aide à la décision ;
iii. définir les éléments d'une politique efficace, dynamique et
opérationnelle de l'emploi avec un programme réaliste de création
d'emplois.
iv. Impliquer les jeunes dans le processus d'élaboration, de
gestion, de suivi et d'évaluation des programmes de création de
l'emploi au Cameroun.

Voici quelques propositions pour la promotion de l'emploi jeune au
Cameroun :
Création d'emploi
• Définir et mettre en œuvre une véritable politique
d'industrialisation au Cameroun
• Mise en place d'une politique nationale de l'emploi où la
promotion de l'emploi jeune est centrale et identification de tous
les axes possibles pour impulser le développement de l'emploi, la
lutte contre le chômage et le sous emploi (secteurs des niches
d'emploi, problèmes et contraintes, solutions pour leur
développement)
• La protection des emplois existants doit être une priorité
• L'épuration de la fonction publique et l'assainissement des
finances publiques.
• Un système de sécurité sociale plus fiable et adapté aux
réalités locales tant dans le secteur privé que public.
• Favoriser le développement de certains secteurs économiques
encore précaires et ou mal organisés comme l'informel (source de
création d'emplois nouveaux)
• Les syndicats des travailleurs doivent dénoncer les
discriminations que connaissent les jeunes et leurs revendications
doivent être portées au jour.
• Des concessions doivent être faites entrent l'Etat et les
employeurs pour l'accès des jeunes à l'emploi afin de leur
permettre d'acquérir une expérience professionnelle.
• Encourager toutes les initiatives de création de nouveaux
emplois par :
1. la révision du code du travail (flexibilité dans la
négociation pour employer et employeur)
2. La révision du code d'investissement (accorder des
avantages aux entreprises pour les inciter à créer des emplois, des
PME avec un coût inférieur ou égal à 5 millions.
3. Par la création zone franche industrielle (pour promouvoir
les nouveaux investissements, faciliter le développement des
exportations et créer de nouveaux emplois).
4. Faire participer les jeunes dans l'administration de
L'ONEFORP
Formation professionnelle
• valoriser le secteur informel (développement des nouvelles
formations aptes à améliorer la rentabilité)
• Pour résoudre le problème de formation, emploi, il faut des
formations qualifiantes (par la création d'une multitude d'écoles de
formation professionnelles et ou techniques) pour des emplois
salariés et indépendants.
• Créer un cadre réglementaire et institutionnel qui favorise
le développement et de la formation professionnelle et technique.
• Pour résoudre les problèmes d'accès à l'éducation formelle,
les centres pour les petits métiers doivent être crée avec la
participation des artisans sur l'étendue du territoire national
(transmission des connaissances pratiques permettant aux jeunes
d'apprendre un métier).
• Coopération sud-sud sur le plan professionnel pour
transmettre les connaissances entre les jeunes de différents pays
(foires internationales, voyages d'études et autres).
• Résoudre le problème d'asymétrie de l'information entre les
jeunes chercheurs d'emplois et le FNE ainsi que son extension dans
les zones rurales.
Faciliter l'investissement
• Faciliter les investissements et les procédures
administratives y afférentes
• L'environnement juridique doit garantir le respect et la
sécurité des investissements intérieurs et extérieurs
• Mettre en œuvre un cadre réglementaire favorable aux
affaires
• assouplis des conditions fiscales appliquées aux jeunes
entreprises pendant les trois premières années
• Accélérer l'intégration économique dans la sous région CEMAC

Financement des micros projets des jeunes
• La mise en place d'un organisme spécialisé dans le
financement de l'auto emploi des jeunes, avec des conditions
d'octroi de crédits souple pourrait réduire une bonne partie du
chômage des jeunes ;
• Cet organisme doit les accompagner dans toutes les démarches
de création d'entreprises, dans la formation, la recherche des
marchés et la gestion des micros entreprises.


4. Les parties concernées (adversaires et alliés actuels et
potentiels)

Au Cameroun, plusieurs départements ministériels, institutions
privées et ONG concourent à la promotion de l'emploi. Parmi les
ministères issus du dernier gouvernement du 8 décembre 2004 et dont
les fonctions et les missions ont des liens avec l'éducation, la
formation et l'emploi, nous avons :

 Le ministère de l'emploi et de la formation professionnelle
est chargé de l'élaboration et de la mise en oeuvre de la politique
nationale en matière d'emploi, de formation et d'insertion
professionnelle .
 Le ministère du travail et de la prévoyance sociale est
chargé de la préparation, de la mise en oeuvre et de l'évaluation de
la politique et des programmes de l'Etat dans les domaines des
relations professionnelles, du statut des travailleurs et de la
prévoyance sociale. A ce titre, il est responsable du contrôle de
l'application du code du travail et des conventions internationales
ratifiées par le Cameroun ayant trait au travail ; de l'élaboration
et de la mise en oeuvre de la politique de prévoyance sociale. Il
assure également la tutelle de Caisse Nationale de Prévoyance
Sociale.
 Le ministère de l'éducation de base qui est chargé de la
préparation, de la mise en oeuvre et de l'évaluation de la politique
de l'Etat en matière d'éducation de base.
 Le ministère des enseignements secondaires est chargé de
l'élaboration, de la mise en oeuvre et de l'évaluation de la
politique de l'Etat en matière d'enseignement secondaire général,
technique et normal.
 Le ministère de l'enseignement supérieur est chargé de
l'élaboration et de la mise en oeuvre de la politique du
gouvernement en matière d'enseignement supérieur, ainsi que de
l'organisation, du fonctionnement et du contrôle pédagogique de
l'enseignement supérieur. Il étudie et propose au gouvernement les
voies et moyens visant à l'adaptation en permanence du système
d'enseignement supérieur aux réalités économiques et sociales
nationales, particulièrement en ce qui concerne l'adéquation de
l'enseignement supérieur aux besoins de l'économie nationale.
 Le ministère de la jeunesse est chargé de la présentation et
de la mise en oeuvre de la politique de la nation dans le domaine de
la jeunesse .
 Le ministère de la promotion de la femme et de la famille
est chargée de l'élaboration et de la mise en oeuvre des mesures
relatives au respect des droits de la femme camerounaise dans la
société, à la disparition de toute discrimination à l'égard de la
femme et à l'accroissement des garanties d'égalité dans les domaines
politique, économique, social et culturel ; il est également chargé
de la mise en oeuvre de la politique nationale en matière de famille.

Ces départements ministériels, associés avec l'Assemblée Nationale
et le Patronat (syndicat des patrons) peuvent à la fois être de bons
alliés et des adversaires farouches dans notre processus de
plaidoyer et lobbying.

Autres institutions du marché de l'emploi classées comme des alliés
potentiels sûrs :

Le Fond national de l'Emploi (FNE) ;
L'Observatoire National de l'Emploi et de la Formation
Professionnelle (ONEFOP) ;
La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) ;
Organisation Internationale du Travail/Bureau International du
Travail (OIT/BIT) ;
Les coopérations techniques allemande (GTZ), néerlandaise (SNV),
belge et française ;
Les associations de jeunes et les Ongs (SeP, ACDIC, ACDC, SAILD,
RELUFA…) ;
Les associations culturelles et religieuses ;
Et certains groupements d'entrepreneurs tels que l'association des
femmes d'affaires.

5. Quelques risques et difficultés

Un certain nombre de risques et difficultés peuvent être envisagées,
entre autres :

L'organisation actuelle de la Jeunesse en vue d'une action
pertinente de plaidoyer est extrêmement fragile, sinon inexistante.
Le SeP reste encore la locomotive de la jeune société civile
naissante et devrait évoluer dans son positionnement au sein de la
dynamique pour occuper la position d'organe de conseil et
d'encadrement : les jeunes doivent s'organiser pour conduire leur
action ;

Des intérêts divergents au sein des associations de jeunes impliqués
dans le projet peuvent résulter en la désolidarisation du groupe. Il
nous semble assez important de discuter sincèrement des intérêts des
différentes associations et des personnes qui les représentent et
d'évaluer le niveau d'engagement de chacune. Partir sur des bases
sûres et partagées serait une garantie de durabilité de l'action ;
Les capacités des jeunes sont encore insuffisantes en matière de
plaidoyer (manque d'expérience dans ce domaine) et le renforcement
de ces capacités par le SeP doit se poursuivre et s'adapter aux
besoins de l'action ;

Les pouvoirs publics pourront éventuellement combattre l'action en
usant des mesures d'intimidation et/ou de répression (des motifs
politiques ou de maintien de l'ordre public ont très souvent été
avancés pour justifier des actions parfois violentes de l'Etat). En
particulier l'Etat a toujours considéré la Jeunesse comme une force
dont la mobilisation est dangereuse « pour la paix » ;

Enfin, il va sans conteste que des ressources financières
insuffisantes ne permettront pas une action efficace.


6. Les avantages du plaidoyer

Tout d'abord, nous proposons que notre action de plaidoyer ait pour
but de : Créer un environnement politique et économique propice à
l'essor de l'emploi, à la lutte contre le chômage, notamment celui
des jeunes diplômés, à accroître la productivité et les revenus en
milieu rural et dans le secteur informel.

Dans cette perspective, les avantages peuvent être nombreux quand
l'action est bien ciblée et bien coordonnée (avec beaucoup de
méthode et de stratège) :

 Mobilisation générale de la Jeunesse autour d'une même
problématique (celle de l'emploi et par ricochet de la formation) ;
 Constitution d'une instance permanente de consultation des
jeunes ;
 Prise en compte effectif du rôle moteur que peut jouer une
Jeunesse motivée dans la lutte contre la pauvreté ;
 Adoption d'une politique nationale de l'emploi et d'un
programme de création d'emplois ;
 Simplification des procédures administratives de création
d'entreprises et amélioration de la fiscalité comme mesures
incitatives à la création d'emploi ;
 Réorientation stratégique des objectifs d'enseignement et de
formation ;
 Réduction du chômage en général et celui des jeunes en
particulier ;

7. Les grandes lignes d'action

1. La collecte des informations sur la situation actuelle de
l'emploi en milieu jeune ;
2. L'élaboration d'une stratégie d'action et d'un plan d'action
(sur deux années au moins) comportant un plan de médiatisation et de
diffusion, un plan de mobilisation, un plan de négociation avec les
parties concernées, un plan de rencontres générales, un plan de
sensibilisation, un plan d'équipement (logistique et didactique), un
plan de formation (en collecte et analyse d'informations, en
négociation, en suivi indépendant, en communication…), un plan de
financement et d'évaluation ;
3. Formation d'un comité permanent et national de coordination
des actions de plaidoyer uniquement composé des jeunes issus des
associations impliquées dans le projet DSRP-Jeunesse. Ce comité
soutiendra la coordinatrice du projet et veillera à la mise en œuvre
du plan et de la stratégie adoptée ainsi qu'à la mobilisation
générale des jeunes et à la pleine participation des associations de
jeunes qui sont impliquées ;
4. Sur la base de la stratégie et du plan d'action, rechercher
les financements nécessaires à la mise en œuvre et au suivi (auprès
des jeunes eux-mêmes et auprès des bailleurs sensibles à la
question).

8. Les coûts du plaidoyer en termes de ressources humaines,
matérielles et financières (qu'est-ce qu'on a ? Qu'est-ce qu'il
faut ? Où et comment le trouver ?)

Il nous semble à ce niveau que les ressources humaines sont plus que
suffisantes au sein des associations de jeunes, même si des
renforcements de capacités sont encore nécessaires en matière de
méthodologie, d'organisation et d'analyse politique et critique.

Des ressources matérielles seront nécessaires et dépendent presque
totalement des ressources financières qui restent à mobiliser et/ou
à collecter. Nous pensons que beaucoup de ressources financières
sont en effet mobilisables auprès des jeunes eux-mêmes, à condition
d'être gagné à la cause poursuivie et convaincue de la pertinence,
et du bien fondé des actions à mettre en oeuvre. La mobilisation de
ces fonds dépend également de la stratégie générale de mobilisation
de la Jeunesse. La Jeunesse (de 15 à 34ans) constitue 65% de la
population camerounaise, soit plus de 10 millions de personnes. En
imaginant par exemple que seul 2 millions de jeunes seulement soient
gagné à notre cause et que chacun contribue à hauteur de 25
fcfa/an, on obtient un budget de 50 millions chaque année. Sans
compter que la plupart des parents adhèrerons à cette cause et que
certains entrepreneurs se joindront aussi à l'action. D'autre part,
une telle mobilisation de la jeunesse ne saurait se réaliser sans
constituer (indirectement) pour les politiques, un intérêt
important. Bien entendu, cette mobilisation à un coup et pas le
moindre.

Pour le moment ce que nous avons c'est notre volonté d'agir, notre
enthousiasme et notre engagement qui tous restent à être éprouvés et
réaffirmés au fil du processus.

Bibliographie :

1. Les contributions des différentes Associations des Jeunes du
Cameroun par leur recherche de proximité sur le thème « emploi et
formation professionnelle des jeunes au Cameroun » (réseau DSRP-
Jeunesse), 2005
2. Caractéristiques et déterminants de l'emploi des jeunes au
Cameroun (étude OIT), Gilles Bertrand Njike, Njikam, Roland Marc
Lontchi Tchoffo et Violet Fotzeu Mwaffo, 2005
3. Document de stratégie de réduction de la pauvreté,
République du Cameroun, 2003
4. Enquêtes camerounaises auprès des Ménages I et II (ECAM I et
II), Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale
(DSCN), 1996, 2001
5. Exposé sur le Cameroun, par madame Françoise Soua-Ntyam
6. Analyse critique du document de stratégie de réduction de la
pauvreté pour une meilleure intégration de la jeunesse (GTZ-SeP),
Zingui Mossomo Xavier, 2004
7. Policy document, Youth Led Development, a framework for
action, 2005
8. Contribution de FODER comme forte base de la recherche sur
l'emploi et la formation professionnelle des jeunes au Cameroun, 2005
9. Document de travail Thème N°2 »Quelle stratégie de
l'éducation pour l'emploi au Cameroun » des Etats généraux de
l'emploi 2005 au Cameroun », Etat généraux de l'emploi 2005 au
Cameroun
10. Cameroun Tribune, 31 Décembre 2004

Mise en  ligne par :Martial ODEN BELLA

réseau DSRP Jeunesse

et Délegué du GIC BELLOMAR-SERVICES

groupebellomar@yahoo.fr,dsrp_jeunesse@yahoo.fr

http://www.dsrp-jeunesse.net

Rapport_Conf_rence_de_Presse_memorandum

Memorandum_in_English

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