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GIC BELLOMAR (groupe d'initiative commune pour le developpement communautaire au Cameroun)

Ce blog à défaut d'un site web est un espace d'information sur le GIC BELLOMAR et ces activités sur le plan national et internationnal.

06 juin 2008

JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT : Un blog d’éducation sur le changement climatique désormais en ligne !

Depuis la révolution industrielle du 19 ème siècle , les besoins énergétiques de l'humanité n'ont cessé d'augmenter , et avec eux les émissions de gaz a effet de serre,l'industrie , l'agriculture, les transports et l'habitat. Tous les secteurs sont concernés. Notre planète se révèle plus fragile que nous ne l'imaginons et les effets du changement climatique se font déjà sentir et ont un impact sur la paix et la sécurité mondiale, le développement économique et social, les Droits de l’homme, le droit international et la santé des populations sur le plan mondial.

Le rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 déclare que le changement climatique est l’un des plus grands défis dont l’humanité fait face actuellement et que les populations les plus vulnérables de la planète seront les premières à subir les conséquences. Les mesures des nations les plus riches, celles qui génèrent la plus grande partie des gaz à effet de serre, ont des effets tangibles sur les populations du reste du monde, surtout les populations des nations les plus pauvres.

La population mondiale étant essentiellement jeunes, les jeunes ne doivent pas rester les bras croisés en attendant que d’autres agissent et c’est pour cette raison qu’à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement 2008 , le GIC BELLOMAR qui est un groupe d’initiative commune crée par un collectif de jeunes étudiants et diplômés de l’enseignement supérieur au Cameroun dans l’optique d’une lutte graduelle et efficace contre la pauvreté et le chômage et en vue d’apporter leurs contribution à la résolution des problèmes liés au développement de la jeunesse, vient de mettre en ligne un blog d’information et d’éducation des jeunes sur le changement climatique que vous trouverez à l’adresse :

http://climatechange.afrikblog.com

Nous espérons que de nombreux jeunes pourront trouver des réponses à leurs préoccupations sur la question du changement climatique, promouvoir cette initiative auprès de leurs pairs et prendre l’engagement eux aussi d’agir pour la sauvegarde de l’humanité.

NB. Prenez le soin après visite de laisser vos commentaires sur le site.

Martial ODEN BELLA

Promoteur et Délégué Général du GIC BELLOMAR

 

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25 janvier 2008

GIC BELLOMAR LAUREAT DU CONCOURS NATIONAL DE L'EXCELLENCE JEUNESSE 2007

gic_3diplomeexcelence

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23 janvier 2008

Programme de promotion de l'entreprenariat feminin;

  formation_SONARA

COMPTE RENDU DE

LA FORMATION

EN

TECHNIQUE ARTISANALE DE FABRICATION DU SAVON DE MENAGE ET DU SAVON DE TOILETTE À L’USAGE DOMESTIQUE AU PROFIT DES EPOUSES DES EMPLOYES SONARA DU 20 au  21 Juillet à LIMBE

A – INTRODUCTION

La formation en technologie artisanale de fabrication du savon de ménage et de toilette au profit des épouses des employés SONARA a eu lieu à Limbe du 21 au 22 juillet 2007. Cette formation était une initiative de l’Unité Médico-sociale (UMS) de

la SONARA

(Société Nationale de Raffinerie du Cameroun) et avait pour but de former les épouses des employés et femmes employées de la dite société afin qu’elles puissent monter une unité de production de savon et détergent à Limbe sous la conduite du GIC BELLOMAR qui est un collectif de jeunes techniciens, gestionnaires d’entreprises, étudiants et jeunes diplômés de l’enseignement supérieur réunis autour du concept de l’auto emploi en mettant sur pied  un cabinet de prestations multiservices aux institutions publiques et privées du Cameroun.Ceci étant considéré comme la contribution de laSONARA par son Unité Médicosociale, au développement social.

            L’Unité Médico-sociale fut représentée par :

  • Dr NKWELLE Aaron (Responsable de L’Unité Médico-sociale),
  • Mme EYAMBE Betty (Secrétaire à L’Unité Médico-sociale),
  • Mme DIABE Mary (Chargé des affaires sociales ), qui pilotait les responsabilités telles que l’accueil, l’hébergement, la nutrition, ainsi que le suivi de la formation effectué par le GIC BELLOMAR représenté par son Délégué, Martial ODEN BELLA et le Directeur adjoint du Laboratoire de Chimie Industrielle, TCHONGOUANG DIENE Augustin.

B – DEROULEMENT DE

LA FORMATION

:

            La formation s’est déroulée au domicile de Mme DIABE Mary. Pour le compte de la journée du 21 juillet 2007, elle a débutée à 15 heures, en présence de 21 femmes et d’un homme (Dr NKWELLE Aaron). Et était axée sur les points suivants :

  • La présentation des participants et du staff technique,
  • Les mots de bienvenue du Dr NKWELLE et de

    la Directrice

    des  Ressources Humaines,
  • La formation en question (théorique et pratique) et son appréciation,
  • La conclusion.

B.1 – Présentation des participants et du staff technique :

            Elle a été effectuée par Mme DIABE. Après avoir présenté le responsable de l’Unité Médicosociale et les formateurs, elle a présentée enfin 7 femmes représentant 7 associations. Par la suite, elle a parlé de la genèse et le but de l’initiative avant de laisser la parole au Dr NKWELLE Aaron pour le mot de bienvenue.

B.2 – Mots de bienvenue :

            Tout en nous affirmant sa surprise par rapport à notre jeunesse très entreprenante, le Dr NKWELLE nous encourage dans nos initiatives et nous demande de ne jamais baisser les bras car le pays  à besoin d’une telle jeunesse. Il termine en nous rappelant que nous sommes les bienvenues parmi eux.

            A son tour

la Directrice

des Ressources Humaines a pris la parole et nous a félicité ; remercié les femmes pour leur mobilisation et leur demande d’être très attentives puisqu’elles seront les ambassadrices dans leurs associations respectives. Enfin elle nous a demandé de tout leur enseigner, sans réserve aucune.

             Nous ensuite  passé au déroulement de la formation proprement dite ;

B.3 – Formation et appréciation :

            Nous débutons ainsi la formation par une première partie essentiellement théorique, présentée par le Délégué du GIC BELLOMAR et Consultant international en Saponification, Martial ODEN BELLA. La seconde partie fut présentée par le Directeur adjoint du Laboratoire de Chimie Industrielle du GIC BELLOMAR. Sa présentation fut axée sur la préparation du savon de ménage par le procédé à froid avec 3,5litres de corps gras (soient 2litres d’huile de palme raffinée et 1,5litres d’huile de palmiste), des solutions de soude à 25 et 50% et du silicate de sodium.

            Après les brillants exposés des formateurs, il a été obtenu comme prévue une pâte de savon bien moussante qui a été moulé et gardée pour finalisation de la réaction chimique d’une durée de 36heures.

            L’appréciation des femmes ne pouvait être masqué et c’est exprimé par des applaudissements accompagnés d’une série de questions réponses qui s’est prolongée jusqu’au buffet préparé par Mme DIABE. Ceci montrait en fait que les femmes avaient été attentives durant la présentation des formateurs. C’est la fin du buffet qui a marqué la clôture de cette journée réussie par une grande confiance acquise auprès de ces femmes qui ne cessaient de remercier aussi bien Mme DIABE, pour l’UMS et les formateurs.

La séparation a été marquée par une prise de rendez vous pour le lendemain, à la même heure. Enfin Mme DIABE nous a accompagné à l’hôtel où nous devions séjourner pendant la durée de la formation.

            Le lendemain, 22 juillet 2007, nous nous sommes retrouvés ce jour en compagnie des ces   femmes dynamiques et déterminées à atteindre le but qui leur avait été présenté. Dans le cadre de cette séance, elle avait décidé de faire elle-même le savon de toilette ; nous leur servions juste de guide. Chose faite et réussie puisqu’elles avaient respecté les indications techniques que nous leur avions données. A la fin du processus, elles avaient obtenu une pâte de savon moussant à base du miel. Avant la séparation, c’est avec beaucoup de joie qu’elles ont adressé leurs sincères remerciements à l’endroit de :

  • GIC BELLOMAR, pour la formation donnée et nous ont demandé de ne pas nous contenter de donner ces formations mais de faire aussi un suivi jusqu’à l’aboutissement de l’initiative et de prévoir une visite du laboratoire de production du GIC BELLOMAR ;
  • Mme DIABE Mary et les membres de l’UMS pour l’initiative et elles lui ont demandé de défendre le projet auprès des personnes compétentes de

    la SONARA

    afin qu’il prenne son envol dans les meilleurs délais.

A la fin de la séance les formateurs et Mme DIABE se sont retrouvés pour décider de quelques clauses et perspectives d’avenir.

B.4 – Conclusion :

            Le but de cette formation a été atteint puisque la préparation des deux types de savons (de ménage et de toilette) s’est faite sans faute et nous avons pu inoculer l’esprit d’entreprise à l’ensemble des participantes.

Ont participé à la formation :


1.      Dr NKWELLE Aaron

2.      Mme DIABE Mary

3.      Mme EYAMBE Betty

4.      Mme TANYI Monica

5.      Mme OYONO Jeanne

6.      Mme PAGBE Natacha

7.      Mme MBOU Colette

8.      Mme MBARGA Elisabeth

9.      Mme Jacky DJUH

10.  Mme JOFI MOSEMBE

11.  Mme AWARE  Mary

12.  Mme AGBO RARANBANG

13.  Mme TAKANG EBANGHA

14.  Mme NIBA Béatrice

15.  Mme ELATE Serah

16.  Mme NGASSA Odette

17.  Mme MPOM Madeleine

18.  Mme BISSECK Clarisse

19.  Mme NANKE Angeline

20.  Mme LEMBE Thérèse

21.  Mme SONGUE Chantal

22.  Mme MAH Nathalie


Les formateurs :

1.      BELLA ODEN Martial (http://eformationsapo.afrikblog.com et http://saponification.afrikblog.com )

2.      TCHONGOUANG DIENE Augustin.

NB. Si vous souhaitez organiser des séances de formations similaire au sein de votre organisation ou ailleur bien vouloir nous contacter au +23775697032 / +23799625690 ou par mail à l'adresse groupebellomar@yahoo.fr

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20 octobre 2007

Connaître le GIC BELLOMAR au Cameroun en 10 questions

Source:http://nino.akopo.com/post/2007/10/22/connaitre-le-gic-bellomar-au-cameroun-en-10-questions

Le GIC BELLOMAR est né le 18 Juin 2002 à l'initiative de Martial Oden Bella (d'où le nom 'BELLOMAR' d'ailleurs....). A ce jour, le GIC a plusieurs activités:

GIC BELLOMAR - Activité de saponification

  • Une unité de production et de distribution d’eau de javel d’une capacité de production de 810 litres par mois et qui a pour clientèle les pressings, les hôtels et les hôpitaux de la ville de Douala
  • Un département import-export qui travaille en collaboration avec deux entreprises étrangères spécialisées dans l’import-export
  • Un Centre d’Alphabétisation Fonctionnel de vulgarisation itinérante d’AGR
  • Un Cabinet de Prestations Multi Services spécialisé dans le conseil en gestion, la création d’entreprise, la restructuration d’entreprises en difficultés, le rachat d’entreprises, le génie informatique, le génie thermique et énergie, la gestion de l’environnement, l’assistance juridique et fiscale…etc.

Je vous propose de mieux faire leur connaissance en 10 questions (lisez la suite).

Q01: Bonjour Martial. Peux-tu présenter le GIC BELLOMAR à nos lecteurs? Qui sont les fondateurs? Quand ont-ils eu l'idée et qu'est-ce qui les a motivé?

Le GIC BELLOMAR  qui a été crée en juin 2002 est un regroupement de 31 jeunes techniciens, gestionnaires d’entreprises, étudiants et Jeunes diplômés de l’enseignement supérieur réunis autour du concept de l’auto emploi, de la promotion de l’entreprenariat en milieu jeune et de la participation au développement communautaire en vue de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et le chômage au Cameroun à travers l’insertion socio professionnel des jeunes diplômes.

Q02: Quel a été le service d'origine de votre GIC, et qu'est-ce qui vous a amené à lancer un centre d'alphabétisation et un service conseil?

Le service d’origine du GIC BELLOMAR est le renforcement des capacités des artisans savonniers et des jeunes scolaires et universitaire en technologie artisanale et semi industrielle du savon amélioré.

Nous avons crée un centre d’alphabétisation qui est pour l’instant itinérant par manque d’infrastructure en vue de capacités les jeunes chercheurs d’emplois, les femmes en situations difficiles et toutes autres personnes vulnérables dans le domaine des activités génératrice de revenus en vue de lutte efficacement contre le chômage et la pauvreté .

Le service conseil a été mis sur pied par un constat très simple qui est le problème réel de compétitivité des PME et PMI au Cameroun en vue de Contribuer à l’amélioration de la productivité,  la compétitivité et la croissance des PME / PMI  camerounaises et promouvoir l’investissement privé.

Q03: Votre GIC est-il rentable et permet-il à ses fondateurs et employés de gagner leurs vies?

Notre GIC est rentable mais ne permet pas encore à ces fondateurs de gagner suffisamment leur vie vue l’état encore embryonnaire du groupe marqué par un réinvestissement permanent de nos gains en vue d’un meilleurs développement de nos projets  dans l’optique d’assurer une réelle insertion socio professionnel des membres fondateurs dans un contexte par encore favorable à l’émergence de l’entreprenariat jeune suite à une fiscalité décourageante.

Q04: Si ce n'est pas secret, pouvez-vous nous donner le CA annuel de votre GIC (par exemple sur 2005 et 2006)?  Pensez-vous que le créneau sur lequel vous êtes positionné est porteur dans l'environnement camerounais?

Bien évidement  car le marché des prestations de services intellectuels  n’est pas très développé au Cameroun et en Afrique en général  et celui des détergents n’est pas encore saturé. On ne peut vivre sans détergent et désinfectant de nos jours.

Q05: Si vous deviez embaucher (pour donner de l'espoir à quelques jeunes), quels seraient les compétences dont vous auriez besoin?

Nous recherchons beaucoup plus des jeunes honnêtes en qui  nous pouvons placer notre confiance et celui de nos partenaire internationaux qui ont de plus en plus peur d’investir en Afrique à cause des mentalités dégradantes, qui croient comme nous que l’entreprenariat est la solution au problème de chômage et bien évidement titulaire d’un diplôme de l’enseignement professionnel industrielle ou commerciale qu’elle qu’en soit la filière ou la spécialisation et ayant un esprit entreprenant.

GIC BELLOMAR

Q06: Vous êtes relativement jeunes dans l'équipe, cela pose-t-il des problèmes particuliers quant au management des ressources?

Jusqu'à présent nous n’avons pas de problème de gestion des ressources humaines vu que le choix des membres est assez rigoureux au préalable.

Q07: Comment classerez-vous vos 3 projets (vente d'eau de Javel, centre d'alphabétisation, cabinet de prestations) en terme de rentrée de chiffres d'affaire?

Cabinet de prestation multi services aux institutions publics et privés, Production et distribution d’eau de javel « Le Samouraï »  et le Centre d’alphabétisation qui à un caractère purement social.

Q08: La production d'eau de Javel étant un processus chimique avec éventuellement des risques, quelles sont les mesures de protection prises pour protéger les employés au contact de ce produit, ainsi que l'environnement ?

Tous les employés sont dotés d’équipement de protections individuelles (gang, protège nez, blousse longues manches) et sont formés aux respects de règles d’hygiènes, aux gestes qui sauvent, sécurité incendie et gestion des rejets et des déchets et la mise sur pied d’un système de management environnemental.

Q09: Quels sont vos plus gros clients? Comment trouvez-vous vos clients? Avez-vous quelques anecdotes à ce propos?

Les ménages et nous les trouvons à travers notre réseau relationnel.Une fois l’un de nous est allé livrer de l’eau de javel dans un établissement scolaire de la place. A cette période nous avions des problèmes avec notre fournisseur pour livraison de bouteilles ayant un problème d’étanchéité, cet inconvénient nous a permis de gagner la confiance du monsieur et lui vendre nos produits.

Car s’interrogeant sur la qualité de notre produit,il a suffi  qu’une goutte d’eau de javel tombe sur le vêtement en tissu pagne qu’il portait ce jour et que cette partie blanchisse pour qu’il soit convaincu de la qualité du produit et commande sur le champ 30 litres d’eau de javel.

Q10: Quelles sont les perspectives de développement de votre GIC? Quel avenir lui réservez-vous dans 3 ans par exemple? Quelle place voulez-vous occuper sur le marché camerounais ou sous-régional, et comment peut-on vous contacter?

Dans les 3 prochaines années nous souhaitons être leaders sur le marché camerounais des détergents et des prestations de services intellectuelw et gagner des parts importantes de marchés au sein de la sous région. (NDLR: Au moins, c'est clair!)

Contact

GIC BELLOMAR
BP.1010 Douala / CAMEROUN

Tél: (+237) 96319473 / 99625690 / 99872338 / 75625690
groupebellomar_DOt_yahoo.fr / gicbellomar_DOT_hotmail.com
http://eformationsapo.afrikblog.com / http://saponification.afrikblog.com

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11 octobre 2007

LE GIC BELLOMAR ; Une réalité entreprenariale jeune au Cameroun

prix_excellence_jeunesse_2007L’histoire entreprenariale du GIC BELLOMAR repose sur les points suivants :

            Un Jeune au départ : Martial Gervais ODEN BELLA, né en 1981 et à l’époque (2001) titulaire d’un certificat d’aptitude professionnel en aide chimiste industrielle et d’un baccalauréat technique en chimie industrielle et étudiant à la Faculté des Sciences de l’Université de Douala.

            Des faits : l’indisponibilité d’un cycle de formation d’ingénieur en chimie industrielle et d’un cycle de formation de technicien supérieur en chimie industrielle au Cameroun, le problème de chômage et de sous emploi des jeunes techniciens de chimie industrielle et un rêve de devenir ingénieur en chimie industrielle grâce à une formation alternée dans une école d’ingénieur Européenne et/ou africaine ne pouvant plus être réalisé suite à un évènement malheureux de plus qui l’obligea à rechercher des solutions idoines pour s’assurer un meilleur avenir.

            Un évènement : le salon provincial de création d’entreprise à Douala initié par le chef de l’Etat du  Cameroun en Janvier 2002 où ; il a acquis après une semaine de formations riches en expériences, cours magistraux et travaux pratiques des capacités minimales pouvant lui permettre de mettre en œuvre une entreprise après identification d’une idée de projet fiable et une bonne étude de faisabilité, qui lui ont permis de remporter le 5ème prix du concours organisé à l’occasion et de s’attirer la sympathie de nombreux jeunes participants étudiants des 7 facultés et grandes écoles de l’université de Douala soucieux eux aussi de trouver des solutions au problème du chômage des jeunes diplômés à travers la création d’entreprise.

            Une idée : promouvoir l’insertion socio professionnel des jeunes diplômés dans le contexte de relance économique au Cameroun caractérisé par un taux de chômage élevé des jeunes diplômés (d’après le FNE seul 15% sont employés) à travers la création collective de micro entreprises de productions et de prestations de services pouvant offrir des emplois stables et durables à tout jeune diplômé.

            La naissance du groupe : le GIC BELLOMAR est né suite à une assemblée constitutive tenue à BONAMOUSSADI le 18 Juin 2002, regroupant une dizaine d’étudiants de l’université de Douala et élèves en fin de cycle d’étude secondaire technique et générale. C’est au cours de cette assemblée générale constitutive que la forme juridique de création d’entreprise d’initiative commune (GIC) régi par la loi n°92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux groupes d’initiative commune et à son décret d’application N°92/455/PM du 23 novembre 1992 sur les sociétés coopératives et les groupes d’initiatives communes qui procure de nombreux avantages sociaux (possibilité  de subventions, de dons et de legs) et fiscaux (exonération de l’impôt sur les sociétés) fût adopté et rendu officiel le 07 Février 2003.

            Le groupe à nos jours : le groupe a rempli toutes les formalités administratives et fiscales de création d’entreprise en octobre 2006 (démarrage effectifs des activités) suite à un appui financier du programme d’appui aux acteurs du secteur informel (PIAASI) du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle et un appui mensuel du Programme National d’Alphabétisation du Ministère de la Jeunesse résultats du plaidoyer emploi jeune et formation professionnelle conduit par le réseau DSRP-Jeunesse au Cameroun et dispose à ce jour de trois micro projet embryonnaire ;

-         Une unité de production et de distribution d’eau de javel d’une capacité de production de 400 litres par mois (pour le moment) et qui a pour clientèle ; les pressings, hôtels et hôpitaux de la ville de Douala.

-         Un département import-export qui travaille en collaboration avec deux entreprises étrangères spécialisées dans l’import-export.

-         Un Centre d’Alphabétisation Fonctionnel de vulgarisation itinérante d’AGR.

-         Un Cabinet de Prestations Multi Services spécialisé dans le conseil en gestion, la création d’entreprise, la restructuration d’entreprises en difficultés, le rachat d’entreprises, le génie informatique, le génie thermique et énergie, la gestion de l’environnement, l’assistance juridique et fiscale…etc.

En outre, le GIC BELLOMAR regroupe à nos jours une trentaine de jeunes diplômes, techniciens, étudiants en fin de cycle de formations académiques et gestionnaires d’entreprises qui travaillent bénévolement à son développement  et a déjà remporté de nombreux trophées :

Ø    Le 5 ème prix du salon provinciale de création d’entreprise en 2002

Ø    Le 3 ème prix du concours AMIFA Création 2003

Ø    Le 3 ème prix du concours du meilleur projet création d’entreprise organisée par le cercle des étudiants en gestion des petites et moyennes entreprises de l’IUT de Douala en 2005

Ø    Le 1 er prix du concours du meilleurs projet jeune de l’atelier de restitution du somment France Afrique en 2006. 

La clé du succès ;  la clé du succès entreprenariale du GIC BELLOMAR repose sur ;

Ø    La constitution permanente et objective d’une équipe jeune, compétente, dynamique et volontaire.

Ø    Le renforcement de capacités permanent des membres du groupe dans tous les secteurs liés à la création d’entreprise.

Ø    Une meilleure politique de partenariat et de collaboration à l’échelle national et international.

Ø    L’autofinancement du groupe et le stoïcisme des membres.

Ø    La recherche permanente de l’information utile et la participation aux activités de développement de la jeunesse à l’échelle national et international.

Pour en savoir plus et échanger avec nous, écrivez à groupebellomar@yahoo.fr/gicbellomar@hotmail.com

GIC_BELLOMAR_d_pliant

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05 juin 2007

Journée Mondiale de l'environnement 2007

journee_mondiale_environnement2007COMPTE RENDU DE LA CAUSERIE EDUCATIVE SUR LES JEUNES ET LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

ORGANISE AVEC LE PARTENARIAT DE L’ONG COFEBRE LE 02 JUIN 2007 AU LYCEE DE NEW BELL

Introduction

            A l’occasion  de la célébration de la journée mondiale de l’environnement, Nous avons tenu à informer les jeunes sur leur environnement en les inculquant les notions de protection de l’environnement et de développement durable. Pour ce faire, avec le partenariat de l’association CO.FE.PRE. (Collectif des femmes pour la protection de l’enfant et de l’environnement),nous avons organisé une causerie éducative au lycée de New – Bell  sur le thème : Jeunesse et environnement.

Déroulement de l’activité

            L’arrivé tardive des élèves qui constituaient l’assistance a entraîné un retard ans le début effectif de la causerie .Prévue à 10h30mn, elle n’a pu commencer qu’à 12h45mn. La cause du retard est que les élèves étaient encore en salle d’examen  pour les épreuves facultatives du Baccalauréat. Néanmoins la causerie a gardé toute son ambiance attendue .Malgré la fatigue des examens, une vingtaine de jeune a répondu présent.

            Après le mot de bienvenue, Monsieur CHEKEM Pierre, président de l’ONG PARTHNERSHIP et modérateur de la causerie, a présenté le thème et les différents intervenants à cette causerie à savoir :

-         Monsieur  OWON’ OWONA, chef service monitoring à la délégation provinciale de l’environnement a intervenu  pour parler des dégâts de nos activités sur l’environnement

-         Madame SENDE, présidente du CO.FE.PRE a édifié les jeunes sur la notion environnementale

-          Monsieur CHOUA YANKAM Armel du GIC BELLOMAR qui a parlé de l’intégration des jeunes dans le processus de la protection de l’environnement et des métiers de l’environnement.

            A travers leurs questions, les jeunes se sont interrogés sur le rôle de l’état  face à des problèmes environnementaux, sur la corruption, sur la relation entre l’effet de serre et le changement climatique, et enfin leur implication dans la lutte contre la pollution. Par la suite, ils ont émis les vœux d’assister à d’autres évènements de ce genre.

            M. OWON’OWONA d’être toujours en contact avec la délégation provinciale de l’environnement et le différentes associations qui font dans l’éducation environnementale. Pour finir, il a demandé aux jeunes de se réunir en club dans leurs différents établissements afin de participer eux aussi à la protection de l’environnement.

            Des tracts ont été distribuer aux jeunes afin qu’ils puissent partagé les connaissances acquises avec d’autres jeunes.

            La cérémonie s’est achevée par une collation  et des échanges téléphoniques. Il était alors 14h30mn.   

Difficultés rencontrées ;

            La  principale difficulté était celui de la mobilisation des jeunes qui étaient tous occupé par leur examen. Ajouté à cela  les moyens financiers insuffisants pour une plus grande communication.

Perspectives ;

            Nous comptons multiplier ce genre d’activité sans toute fois se limiter aux causeries éducatives dans les lycées, mais allant plus en organisant des conférences, en multipliant les formations professionnelles sur les AGR.

Remerciements ;

            Cette activité n’aurait pas été un succès sans le soutient :

-         De la délégation provinciale de l’environnement du littoral qui a mis à notre disposition son personnel.

-         De L’association  COFEPRE qui nous aider à obtenir une salle pour le déroulement de la causerie malgré les examens et à fortement contribué à la réussite de cette activité en tant qu’initiatrice.

-         De l’ONG PARTHNERSHIP à travers son expertise apportée aux jeunes.

-         Du lycée de New – Bell  pour avoir mis ses locaux à notre disposition.

Conclusion

            Dans l’ensemble, nous avons été satisfait du déroulement de cette causerie. Malgré le retard nous avons pu regroupé le moyenne voulue. Les jeunes par leur manifestation, ont montré leur volonté à être de plus en plus informer sur les questions  environnementaux. Nous comptons pérenniser ce type d’activité.   

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20 avril 2007

REPORT YOUTH ENTERPRISE DAY AND THE MDG Town16 and 17 April 2007 Nairobie

17961005_pConsidering that a young untrained and unemployed is a burden for his community, and that a young well trained and employed can resolve himself his problems and contribute to the development of his country, lot of young Africans started themselves voluntarily to the fight against unemployment and poverty in their countries through the creation of micro firms only with their will and without state support. It is in view of think about ways which can end up in the frame of these young enterprising that the youth section of the UN HABITAT has invited many young African delegates to take part in the YOUTH ENTREPRISE DAY in apirl, 15 and the MDG Town the 16 and 17 April 2007 in Nairobie ( KENYA)

    In my position of young Cameroonian delegate, I have noted:

a)      positive actions:

-The high contribution of the UN HABITAT Youth Section Responsible to resolve preoccupation of young internal and external delegates.

- Through the presentation of young entrepreneurs at the YOUTH ENTREPRISE DAY, the voluntary commitment of young Africans to fight effectively against poverty and unemployment in their countries through self employment, despite the weakness of financial and material resources.

-The interest that takes the UN HABITAT in the African youth through his succeeded plea for the implementation of YOUTH FUND a governing council and lessons received to the millennium development goals town.

-The adoption although belated, under my initiative, and assisted by young delegates of DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO and SENEGAL, the concept to create a link-up or network between young African entrepreneurs.

b)      negative actions:

-The small representatives of young delegates coming from central Africa.

-The adoption of English as official language of the meting to the detriment of French language.

-The absence during the youth enterprise day of baker, actors of private sectors and development partners who can support young’s plans.

So, I recommend for the next meeting;

-The adoption of English and French languages as language of dialogue and exchange.

- The high representatively of central Africa young delegate.

-The creation of a mailing list of exchange between all the participating in order to structure a young Africa entrepreneurs Network.

- The organization of workshops of planification of strut ration of the young African entrepreneur’s network or ling-up.

-The organisation of an evaluation meting after the every assembly.

As personal perspectives;

-I allow to organize, as soon as material resources will be available, a workshop of release of the youth enterprise day and of MDG Town

- To make young Cameroonians sensitive about millennium development goal and the role that the have to play

-To popularize activities of the UN HABITAT youth section in Cameroon.

-To pursue my actions of promotion of self employment in young and local circle.

In fact, this fist experience has been for me and occasion to assert myself out of my country. It remains an unforgettable time, and encourages me to go further in my entrepreneurial initiatives.

Martial ODEN BELLA

Youth Enterprise

GIC BELLOMAR Cameroon 

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15 février 2006

FORMATION DES JEUNES ETUDIANTS EN SECURITE INCENDIE DU 10 FEVRIER 2006

9_f_vrier_025 

Organisé par : Le GIC BELLOMAR 

En collaboration avec   LE 20 éme  GROUPEMENT DES SAPEURS POMPIERS.


I-INTRODUCTION

            Les incendies font chaque année de nombreuses victimes et entraînent des destructions considérables (maisons, entreprises, forêt…). La plupart sont la conséquence d’une imprévision ou d’une imprudence.

Le jeune qui souhaite entrer dans la vie active et qui n’est pas sapeur pompier ne devrait pas confondre son rôle avec celui des spécialistes de la lutte contre l’incendie. Mais il doit connaître :

- Le mécanisme de l’incendie et ses causes (« le triangle de feu ») ;

- La prévention de l’incendie ;

- Les gestes simples qui peuvent empêcher l’éclosion d’un incendie ;

- La façon d’alerter les sapeurs pompiers ;

- La conduite à tenir en présence  d’une personne dont les vêtements ont pris feu ;

- Le dégagement d’une victime dans un local enfumé ;

- L’utilisation des extincteurs d’incendie ;

            Dans cette optique et dans le cadre d’un projet embryonnaire de renforcement des capacités des jeunes à la lutte contre l’incendie, le GIC BELLOMAR SERVICES (groupe d’initiative commune pour le développement communautaire du Cameroun) et le 20 éme groupement des sapeurs pompiers basé à NGODI (Douala) ont animé le vendredi 10 février 2006 un atelier de formation des jeunes à la lutte contre l’incendie.

II-DEROULEMENT DE

LA FORMATION

            Le 10 février 2006 s’est déroulé un séminaire de formation en sécurité incendie au camp des sapeurs pompiers à NGODI (Douala) organisé par le GIC BELLOMAR SERVICES en collaboration avec le 20éme groupement des sapeurs pompiers de Douala et dirigé par le sergent chef SAKENG. Le séminaire à débuter à 13 heures et a vu la participation de 34 personnes venues d’horizons divers (membre du GIC BELLOMAR, secouristes, étudiants…).

Au départ le sergent chef SAKENG a fait le tour des généralités ; puis nous sommes entrés en pleins pieds dans la formation proprement dite qui portait sur les points suivants :

- Les feux (définition) ;

- Les types de feux ; les classes de feux ;

- Les modes de propagation des feux ;

- l’outil de lutte contre l’incendie : l’extincteur ;

- Un cas pratique sur le terrain.

            Ainsi, le sergent chef SAKENG nous a successivement présenté la définition d’un feu, le triangle de feu, les modes de propagation du feu. Puis, suite à la question d’un séminariste, il a jugé utile de nous parler des classes de feux (classe A, classe B, classe C et D).

            En plus, nous avons examinés les types de feu, l’outil de lutte contre l’incendie : l’extincteur. Dans le cadre de  l’extincteur, le sergent l’a défini, l’a caractérisé (extincteur à eau, à mousse, au CO2, à poudre) et a énuméré les précautions à prendre quant à son utilisation. Il a ajouté que l’extincteur était beaucoup plus utilisé pour les feux simples, car pour les incendies, il est indispensable de faire appel aux sapeurs pompiers. Après les questions et réactions des séminaristes, la séance théorique a pris fin et a laissé place au cas pratique après trois minutes de pause.

            Le travail sur le terrain a consisté à allumer un feu (réaliser par le sergent chef et un collaborateur) et à l’éteindre. Malheureusement l’extincteur nous a lâché à cause d’une manœuvre incorrecte d’un de nos camarades ; l’extincteur n’avait plus de pression. Cependant, nous avons appris la conduite à tenir et les gestes à pratiquer/à exécuter pour éteindre le feu. Tour à tour, chacun de nous a fait la pratique. Puis, nous avons pris des pauses- photos.

            De retour en salle nous avons procédé à l’évaluation de la formation. Les points suivants ont été retenus :

- L’appréciation de l’éthique du sapeur inscrite au mur de la salle de formation ;

- La satisfaction des séminaristes par rapport au contenu de la formation ;

- L’aisance et les diverses explications du formateur.

            Le programme de la formation étant épuisé la séance s’est achevé à 16h.

III- DIFFICULTES RENCONTREES

- La sensibilisation a  été difficile à cause de l’ignorance des gens sur l’importance de l’acquisition des notions de base sur la sécurité incendie.

- La formation étant essentiellement animé en français, les anglophones présents dans la salle ont eu des difficultés à cerner le contenu du cours.

- Lors de la phase pratique, l’extincteur na pas fonctionné à cause du manque de pression interne.

IV- PERSPECTIVES

- Animation bilingue des prochaines formations ;

- Sensibiliser les jeunes sur l’acquisition des notions de base en sécurité incendie.

- Organiser régulièrement des ateliers de formation.

- Insérer dans ce programme de formation une rubrique « gestes qui sauvent en cas d’incendie ».

V- CONCLUSION

En définitive cette formation qui avait pour objectif de renforcer les capacités des jeunes à la lutte contre l’incendie a vu la satisfaction de la quasi-totalité des séminaristes et nous a donc encouragé à organiser une nouvelle formation dans un futur très proche.

VI- REMERCIEMENTS

            Nos remerciements vont à l’endroit :

-Du commandant du 20ème groupement des sapeurs pompiers pour avoir accordé la tenue de cet atelier ;

-Du capitaine EKOSSO L. FRANCIS, pour sa très grande contribution à la réussite de l’atelier et sa disponibilité ;

-Le Sergent chef SAKENG pour sa disponibilité et la qualité de la formation plus qu’appréciable ;

-Le responsable du JMDS international pour son soutien incontesté ;

-Et enfin tous les membres du GIC BELLOMAR   et tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de l’atelier de renforcement des capacités des jeunes à la lutte contre l’incendie.

   

                                                  

Rapport mis en ligne par : Martial ODEN BELLA

Contact: GIC BELLOMAR 

BP.1010 DOUALA CAMEROUN

tél.+2376319473/+2379625690

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04 février 2006

Synthèse des Contributions du Reseau DSRP-Jeunesse

plaidoyerProblématique de l'emploi jeune au cameroun:

L'état des lieux et perspective.

« En effet, le chômage comme le sous-emploi donne naissance à une
véritable calamité nationale qui a pour nom la pauvreté.
La pauvreté entraîne un genre de vie que l'on appelle la subsistance
et celle-ci, lorsqu'elle donne naissance à l'esprit qui porte son
nom, l'esprit de subsistance, elle devient le stimulus pour un
ensemble de comportements auto destructeurs dont les plus dangereux
pour la survie de l'individu en quête de survie, sont la tendance à
consommer ses semences et à s'accaparer de tout, y compris des
biens communs, de peur de périr de manque ou de l'insuffisance qu'il
crée lui-même inconsciemment.
Détruire pour empêcher d'autres personnes de jouir d'un bien
qu'il convoite et chercher à s'en accaparer, se substituer à une
action initiée par autrui afin d'obtenir le bénéfice même
hypothétique, faire obstacle à toute action non organisée autour des
bénifices propres, entraîne ce que le Chef de l'Etat a appelé
l'inertie. »


Introduction
Les problèmes liés à l'emploi des jeunes continuent de s'étendre
tant dans les pays industrialisés que dans les pays en
développement, avec un nombre toujours plus élevé de jeunes femmes
et de jeunes hommes exposés au chômage ou cantonnés dans des emplois
précaires, temporaires ou de mauvaise qualité. Les jeunes issus de
groupes sociaux défavorisés sont particulièrement touchés,
perpétuant ainsi le cercle vicieux de la pauvreté et de l'exclusion
sociale. Dans les pays en développement et singulièrement au
Cameroun où le diplôme ne garantie pas automatiquement un emploi
conséquent, le problème se pose davantage en termes de sous-emploi
et de travail mal rémunéré ou médiocre dans le secteur informel.

Le Cameroun fait face à une forte croissance démographique depuis
les indépendances et la population camerounaise est essentiellement
jeune : environ deux tiers de la population camerounaise est âgé de
moins de 25 ans. La moitié de ces jeunes participes au marché du
travail, tandis que les autres sont soit inactifs, soit encore
scolarisés. La population active jeune représente près de 20 % de la
population active totale.


Résumé
L'analyse du marché du travail des jeunes au Cameroun révèle des
situations préoccupantes aussi bien pour ceux en activité que pour
ceux en situation de chômage. En effet, l'environnement économique
qui est redevenu favorable (en terme de croissance économique) ne
produit pas encore les effets attendus sur le marché du travail. Les
mécanismes de répercussion des fruits de la croissance sont bloqués
par le système administratif et politique. La volonté politique de
placer la problématique de l'emploi en général et de l'emploi des
jeunes en particulier au coeur de la problématique de développement
est encore faible. Les procédures administratives, l'environnement
juridique, le cadre réglementaire ne sont pas favorables au
développement de certains secteurs économiques potentiellement
sources de création des emplois nouveaux.

Par ailleurs, l'insertion professionnelle, comme période d'entrée
dans la vie active, comme processus de transition de la scolarité
vers l'activité, s'est fortement allongée et complexifiée sous
l'effet conjugué de plusieurs facteurs : diminution des emplois,
fort recul des investissements, multiplication des formes de chômage
de longue durée pour les primo demandeurs d'emploi, précarité de
l'emploi dans le secteur informel en pleine expansion, inadéquation
entre formation et emploi. La conjonction de ces facteurs génère des
itinéraires qui s'éloignent du modèle traditionnel de l'accès direct
ou rapide à un emploi stable.

Le chômage constitue le problème le plus préoccupant de l'emploi des
jeunes. Alors qu'il est évalué à environ 8 % de la population active
totale, il touche près de 15 % des jeunes actifs, avec des écarts
prononcés selon le sexe et le milieu de résidence. Les jeunes
constituent ainsi la couche de la population qui tire le chômage
vers le haut. Les jeunes chômeurs représentent près de la moitié du
total des chômeurs avec en milieu rural une proportion avoisinant
les 60 % du total.


1. Les manifestations du problème

La problématique de l'emploi en milieu jeune au Cameroun se
manifeste sous divers plans :


La croissance démographique
La situation précaire du marché du travail camerounais est due à une
combinaison complexe de plusieurs facteurs. Parmi les facteurs
souvent évoqués ou étudiés, on retrouve les éléments liés à
l'évolution démographique du pays. En effet, le marché du travail
est lié à la structure par âge et sexe et à l'évolution de la
population. La population active5, qui comprend la somme des
personnes pourvues d'un emploi et les chômeurs, augmente à un rythme
plus rapide que la population totale. La part de la population
active dans la population totale est en effet passée de 34,3 % en
1987 à 37,3 % en 1996 et à 40,5 % en 2001 . Du fait de la croissance
démographique, on assiste à l'arrivée d'un nombre plus élevé de
nouveaux jeunes sur le marché de l'emploi où la pression se fait
de plus en plus sentir avec environ 75 400 nouveaux candidats qui en
moyenne s'ajoute chaque année. Face à une évolution si pressante de
l'offre de travail, la demande ne peut que stagner.

L'émigration et l'exode rural
Les jeunes (et surtout les hommes ) seraient les plus concernés par
le phénomène d'émigration massive observé depuis les années 90,
suite aux conditions de vie difficiles et aux contraintes subies sur
le marché du travail. En effet, le départ des jeunes Camerounais
vers l'occident (officiellement et davantage clandestinement), à la
recherche d'emplois plus ou moins rémunérateurs pour des conditions
de vie meilleures, à la recherche d'une formation plus adéquate ou
pour les deux raisons est devenu chose courante (voir par exemple le
nombre de jeunes demandeurs de visas auprès des ambassades et
consulats étrangers). D'autre part, l'exode des jeunes (du milieu
rural) vers le milieu urbain à la recherche d'emplois plus
rémunérateurs dans des secteurs non agricoles à repris de l'ampleur
entre 1996 et 2001, ceci à cause des espoirs générés par de nouveaux
mécanismes économiques. Ceci justifie la grande proportion des
jeunes vivant dans des conditions précaires en ville (« les jeunes
de la rue »).

L'éducation et la formation
L'accès au marché du travail camerounais est très difficile autant
pour les personnes scolarisées ayant atteint des niveaux forts
élevés que pour des personnes analphabètes et handicapées. Cette
situation s'est complexifiée au fil des années dès l'aube de la
période post coloniale du fait du dé faux d'anticipation dans les
politiques publiques dans ce domaine. De fait, les systèmes
d'enseignement et de formation n'ont pas toujours été envisagés sur
la base d'une véritable perspective de développement.

Les jeunes sont plus prompts à quitter l'école, très souvent par la
pression familiale due aux conditions de vie, pour s'insérer sur le
marché du travail afin de soutenir la famille (soutien financier ;
mariages et grossesses précosses, successions etc.).

L'éducation et la formation, du fait de leur inertie ont subi un
coup très dur face à l'évolution du marché de l'emploi. En effet les
nouveaux mécanismes économiques qui ont permis la reprise de la
croissance demande de nouveaux profils que le système éducatif
actuel ne produit pas. Les établissements de formation
professionnels sont pour bon nombre, en délabrement avancé.
L'inadaptation de la formation aux besoins actuels du marché de
l'emploi et la faiblesse dans l'orientation académique concourent à
grossir le nombre de jeunes au chômage.

Par ailleurs l'enseignement technique qui pourrait faciliter